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Loi travail : se mobiliser le 31 mars 2016

mercredi 23 mars 2016

Le 9 mars, les salariés étaient massivement présents aux côtés des jeunes pour demander l’abrogation de la loi travail et des négociations permettant de penser les évolutions du travail et favoriser l’emploi des jeunes sans recourir aux éternelles recettes consistant à réduire les droits des salariés et faciliter les licenciements.

Le gouvernement a dû reculer la date de présentation de la loi et faire quelques concessions, feint d’écouter la jeunesse tout en ne se privant pas d’ailleurs de propos condescendants sur leur supposée manipulation ou leur méconnaissance du texte.

L’opération a échoué et le 17 mars, c’est beaucoup plus nombreux que lycéens et étudiants ont défilé partout en France, avec la ferme intention de poursuivre le 22 puis le 31 mars avec tous les salariés si le gouvernement ne change pas de position.

Ainsi, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF, l’UNL et la FIDL invitent les salariés, les privés d’emplois, les jeunes, les retraités à se mobiliser massivement

jeudi 31 mars 2016

pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l’obtention de nouveaux droits.


Le Communiqué commun
CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL


Le projet de loi visant à réformer le droit du travail constitue une régression sociale que nous n’acceptons pas.

Les principes qui fondent les garanties collectives sont remis en cause, les licenciements facilités et les indemnités prud’homales plafonnées. Ce projet de loi prévoit des procédures de décisions dans les entreprises et établissements qui placent les salarié-es sous la menace et le chantage à l’emploi. Il vise à remettre en cause l’égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les syndicats. Il mettrait en place d’autres dispositions porteuses de régressions : temps de travail, apprentissage, formation professionnelle...

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l’après-guerre, l’espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements ne créent pas d’emploi comme le démontrent les politiques menées depuis plusieurs décennies.

N’acceptant pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité, nos organisations portent d’autres exigences en termes d’emploi, de temps de travail de formation, de protection sociale et de conditions de travail.

Chacune de nos organisations développera ses propositions.

Aujourd’hui le mécontentement est réel et s’intensifie. Il se matérialise par des luttes dans les entreprises, le secteur public et les lieux d’études. Il revêt aussi un caractère intergénérationnel avec la mobilisation des jeunes et celle des retraité-es.

En ce sens, les mobilisations annoncées le 9 mars constituent un rendez-vous important qu’il convient de réussir.

Le mouvement social s’étend. Une imposante majorité considère que le projet de réforme du code du travail est une menace pour les salarié-es et ne créera pas d’emplois. Nous le pensons aussi !

Les premières réactions syndicales et citoyennes ont contraint le gouvernement à un premier recul. Mais ni le changement de date, ni le changement de titre ne rendent ce projet acceptable.

Le 31 mars ,les salarié-es, les privé-es d’emplois, les jeunes, les retraité-es ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l’obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL réunies ce jour, invitent l’ensemble les salarié-es, les jeunes, les retraité-es, les privé-es d’emploi à s’inscrire dans les mobilisations.

Montreuil, le 3 mars 2016

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