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CDEN du 6 juin 2016

mardi 7 juin 2016

A l’ordre du jour de ce CDEN : les rythmes scolaires.

La FSU de la Drôme a fait lecture de sa déclaration liminaire :

PDF - 44.3 ko

Les délégués du SNUipp-FSU sont intervenus pour dénoncer la mise en application de la réforme des rythmes qui se poursuit toujours avec les mêmes dérives.

L’inspection a tenté d’expliquer que la rédaction des PEDT, aidée par un GAD (Groupe d’Appui Départemental), participait d’une démarche fructueuse pour l’éducation sur le territoire.

Les délégués SNUipp-FSU n’ont pas manqué de rappeler que le PEDT était avant tout un formalisme obligatoire permettant aux communes d’obtenir des subventions, que les enseignants n’avaient pas été associés à sa rédaction et que ceux qui y ont participé l’ont fait évidemment sans moyen supplémentaire.

Les délégués SNUipp-FSU ont également profité de l’occasion pour dénoncer une forme d’hypocrisie. D’un côté, on vante les mérites de la co-éducation et l’on pousse au partenariat avec les communes et de l’autre on détruit progressivement les dispositifs ETAPS sur l’ensemble de l’agglo, dispositifs qui fonctionnait parfaitement bien où des agents communaux intervenaient en coopération avec les enseignants auprès des élèves.

Les délégués SNUipp-FSU, comme certains élus, ont également souligné la dérive de la mise en place des TAP qui conduit sur certaines communes à capter les moyens au détriment de l’école et du temps scolaire. L’exemple de la baisse des moyens ATSEM auprès des élèves de maternelle a été mis en avant.

En réponse, la DASEN a rappelé le montant du financement d’Etat débloqué pour la mise en place des TAP (753 000€) et a critiqué le manque de nuance dont les délégués FSU faisaient preuve pour porter critique sur la réforme. Elle a précisé que des personnels "se régalaient" sur le terrain. L’IA adjointe a, quant à elle, mis en avant un côté positif de la réforme : « les enseignants peuvent se voir une matinée de plus et peuvent travailler davantage en équipe ».

Les délégués SNUipp-FSU ont précisé que le financement annoncé devait être rapporté au 44 000 élèves du département, soit seulement 17€ par enfant et par an. Impressionnant ! A cette occasion, les délégués SNUipp-FSU ont rappelé leur mandat : « la mise en place d’un fond de péréquation ». Celui-ci aurait enfin permis de réduire les inégalités entre communes et de rendre cette réforme plus viable.

Quant aux collègues "qui se régalent" avec cette réforme ou ceux qui « peuvent travailler davantage en équipe » , les délégués SNUipp-FSU n’ont pas souhaité faire plus de commentaires devant tant de "mauvaise foi" ! Ils auraient pu rappeler la dernière enquête du SNUipp-FSU qui indiquait que "74% [des 17 000 enseignants interrogés] estiment que les difficultés liées au temps périscolaire impactent négativement le temps scolaire en terme de fonctionnement de l’école mais aussi d’attention et de fatigue des élèves" et que "68% notent une dégradation de leurs conditions de travail (manque de temps pour travailler en équipe...)."

Au moment du vote sur les propositions de modifications d’horaires ou de poursuites d’expérimentation, la délégation FSU s’est prononcée en contre. Il ne s’agissait pas de s’opposer aux horaires demandés par les acteurs de terrain qui tentent de s’adapter et de faire au mieux. Il s’agissait de marquer l’opposition de la FSU à ce fonctionnement qui s’inscrit dans le cadre d’un décret dont la FSU demande toujours la réécriture.

La délégation FCPE, quant à elle, a bien signifié à la DASEN qu’elle voterait contre toutes les propositions d’horaires qui feraient encore apparaître des journées de 6h. Selon la FCPE, la réduction du temps de la journée de classe à 5h30 minimum est un incontournable de la réforme.


La FCPE est intervenue pour alerter sur les pratiques mises en place au sein des TAP d’une commune du département. Un permis à points serait à l’oeuvre. Les élèves qui n’auraient plus de points ne pourraient plus être accueillis.

La DASEN a indiqué ne pas avoir reçu le courrier de la délégation FCPE et n’a pas apporté plus de précisions sur les obligations de la commune en terme d’accueil périscolaire.


Les délégués SNUipp-FSU ont par ailleurs interpellé la DASEN au sujet de la construction d’une école maternelle sur le RPI Boulc-Glandage, construction pour laquelle l’avis de la DASEN a été sollicité par la préfecture et pour laquelle la DASEN a donné un avis défavorable.

La DASEN a précisé qu’il était nécessaire d’avoir une réflexion d’ensemble qui va au delà des deux communes de Boulc et de Glandage. Elle a annoncé la tenue d’une réunion de concertation avec l’ensemble des élus locaux en octobre 2016.

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