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Compte rendu stage psychologue de l’Education Nationale

A Valence le 12/12/2016

lundi 9 janvier 2017

Une trentaine de participants, entre la Drôme et l’Ardèche.

1) Décryptage du décret :
Natacha Panier, en charge au SNUipp-FSU national du dossier des psys a présenté le matin l’avancée des travaux concernant le décret instituant le nouveau corps de psychologue de l’Education nationale (recrutement, formation, …).
Deux options sont prévues au décret : une pour les actuels Co-psy, l’autre concernant plus le premier degré. Ce décret devrait voir le jour très rapidement, en début d’année 2017, sans quoi le premier concours ne pourra pas se tenir alors que les dates d’inscription sont publiées.
Les premiers psys de l’EN, nouvelle mouture, arriveront sur le terrain en septembre 2018.

Il a été question des modifications concernant les personnels actuellement en poste : il leur sera proposé soit d’intégrer ce nouveau corps et donc d’être radié du corps des PE, soit de demander le détachement du corps des PE pour intégrer « à titre provisoire » le nouveau corps.

Le détachement : Se maintenir dans le corps des PE a l’avantage de rester géré au niveau départemental surtout pour ce qui concerne le mouvement interdépartemental. Changer de poste en étant PE est une garantie, non pas d’obtenir un poste de psycho mais d’intégrer un nouveau département si tel était le projet.

L’intégration : Intégrer dans le nouveau corps a donc cet inconvénient, en cas de mutation, de devoir participer à un mouvement géré au niveau des académies, comme dans le second degré et de ne muter qu’à la condition d’un poste de psy vacant.

Il est possible de demander un détachement au départ ; il ne sera jamais trop tard pour demander l’intégration par la suite. Il ne faudra pas tarder, car le détachement est soumis à acceptation de la DASEN d’une année sur l’autre.

Pour l’heure, tous les textes réglementaires ne sont pas finalisés. D’autres rendez-vous doivent se tenir en janvier 2017.

2) Deux rendez-vous à venir pour les psys proposés par la FSU :
La journée fédérale du 30 janvier, avec inscription un mois avant, soit le 30 décembre, auprès de son IEN ;
Un colloque fin juin sur deux journées également à l’initiative de la FSU, également à Paris.
Une prise en charge des frais de déplacements peut s’organiser au niveau de la section.

3) Les diverses problématiques rencontrées : l’intérêt a été de confronter les pratiques respectives des deux départements :
Suite à la RIS, organisée par le SNUipp-FSU 26 le 9/11/2015, les représentants des personnels du SNUipp-FSU 26 étaient intervenus auprès de la DASEN lors de la CAPD du 1/12/2015 pour faire évoluer favorablement les conditions de travail des psychologues. Malheureusement la situation a peu évolué, les mêmes problématiques sont toujours présentes alors que la DASEN et l’IEN ASH avait été informés de ces difficultés lors de cette CAPD et par un courrier des psychologues resté sans réponses..

a) Etat des lieux :
- 20 postes en Ardèche, dont 3 non pourvus et un pourvu suite au recrutement d’un contractuel ; les dossiers se partagent entre les différents psys alentours, d’où une charge de travail importante ; un seul départ en formation cette année ; un poste pour environ 1300 élèves.

- 30 postes, tous pourvus dans la Drôme ; deux collègues en mi-temps annualisé cette année et une est actuellement en formation ; un poste pour environ 1600 élèves. Un seul départ en formation malgré 3 départs en retraite annoncés ; Des départs à la retraite sont à prévoir dans les années qui suivantes.

b) Formation continue :
- Il y a 3 ou 4 ans, en Ardèche, les psys bénéficiaient via la plateforme PASS de la MGEN, d’analyse de la pratique sur le temps de travail, à raison d’une séance par période, proposée en 2 groupes sur le département, non obligatoire et sur le temps de travail. Cela a duré 3 ans.
Rien de ça dans le 26.
- Les psys bénéficient de trois journées annuelles « libérées » pour pouvoir se rencontrer
- Problème de journées de formation annoncées quelques jours seulement avant, il n’est pas possible de se libérer des engagements pris au niveau des écoles ou des familles ;
- Par le passé, les psys bénéficiaient d’un budget pour faire venir des intervenants, peu utilisé car insuffisant au vu du coût ;
- Proposition faite dans la Drôme l’an passé par la DASEN lors de la CAPD du 1/12/2015 : faire une proposition d’intervenant. Il faut relancer la DASEN mais surtout partir à la recherche d’un intervenant qui pourrait se déplacer sur le département ou en bi-départemental l’an prochain ;
Pour ce qui est d’un pôle de formation académique, il faut être vigilant à ce qu’une formation théorique, pensée et organisée à Grenoble pour l’ensemble de l’académie sans prendre en compte les spécificités locales ou les demandes particulières.
- Quid d’une prise en charge des frais de déplacement et d’hébergement pour le colloque annuel de Poitiers organisé par l’AFPEN, labellisé EN.
- Quid d’une enveloppe budgétaire pour participer à des actions de formations qui ne sont pas mises en place localement ?

c) Moyens de fonctionnement :
- Frais de déplacement - plusieurs problèmes évoqués ici :
Faire l’avance de frais parfois conséquents sans jamais être certains du remboursement après-coup ;
Connaître tardivement l’enveloppe allouée pour ces frais (novembre pour la période de sept. à déc. et mars pour le reste de l’année) : quid du déplacement si l’enveloppe est épuisée ?
Des problèmes techniques rencontrés également avec l’application Chorus sur laquelle il ne serait pas possible de valider après coup des montants saisis.
Compensation avec des IPE à une époque dans l’Ardèche
Les déplacements à la MDPH ne sont pas compris dans l’enveloppe

Une proposition de mail est faite dans le cas où la garantie de la prise ne compte de la totalité de leurs frais de déplacement n’est pas accordée aux psy :
M. / Mme l’inspecteur-trice
L’enveloppe dédiée aux frais de déplacement pour la période du ……. ; me concernant vient à être épuisée.
L’école XX me sollicite pour le suivi d’un élève de … ; rencontrant des difficultés de …..
Je vous demande donc l’autorisation d’effectuer ce déplacement.
Dans la négative, je vous remercie de bien vouloir en informer l’école ainsi que la famille.
Sans réponse au ../../…., je serai dans l’obligation de considérer que cette autorisation ne m’est pas accordée.
Recevez mes respectueuses salutations,
M./Mme …………………
Psychologue scolaire

- Locaux – les psys se déplacent sur l’ensemble des écoles d’un périmètre défini, dans certaines d’entre elles, il n’y a pas de bureaux spécifiques, parfois partagés avec les membres du RASED quand ils existent ; ailleurs c’est le bureau de la direction de l’école qui est mis à disposition.
Ils se trouvent également, de plus en plus, que les locaux dédiés soient utilisés par des intervenants privés (psychomotricienne, ergothérapeute …).

- Enveloppe budgétaire – variable selon les communes
Dans l’Ardèche, il y a encore 5 ans, le budget était géré par le Conseil Général ; les psys ont été doté d’un ordi portable, de tests suite à une dotation exceptionnelle ; ils bénéficiaient également d’une enveloppe d’environ 500 € par an.
Aujourd’hui, globalement, les moyens sont alloués en fonction des communes, ils englobent parfois l’entretien, le chauffage, le téléphone… la difficulté pour la majorité des psys est de perdre un temps considérable en échange avec les municipalités pour obtenir un budget chaque année.

- Le problème des tests – ils sont modifiés environ tous les 10 ans, leur coût s’élève à 1500 € sans compter la formation nécessaire pour les mettre en place. Il n’y a pas de budget spécifique prévu. La problématique avancée par les communes est que le coût doit être partagé entre les différentes communes du secteur, ce qui administrativement n’est pas possible. Une solution trouvée à un moment était d’ouvrir un compte OCCE pour percevoir les participations des communes. Compte fermé car illégal.
D’autre part, sans la nouvelle version, aucun étalonnement n’est disponible pour les versions antérieures des tests, donc aucune utilité et rejetés par le MDPH.

- L’assurance du matériel – que se passe -t-il en cas d’effraction lors ‘un déplacement et du vol du matériel resté dans le véhicule ? Il faut voir avec le contrat école MAE ou avec l’Autonome de Solidarité

d) Charge de travail
– la loi de 2005 induit une augmentation de la charge de travail avec une priorité due à ces enfants au détriment de la grande difficulté scolaire.
La création de mini-CDOEASD est également problématique (circulaire SEGPA du 28-10-2015), son organisation ne respecte pas le texte réglementaire, à savoir que les dossiers des élèves concernés devraient être traités lors d’une réunion sans l’IEN de la circonscription concernée, ce qui n’est pas le cas dans la Drôme ; de même les bilans psys, sous pli confidentiel, peuvent à cette occasion être lus par des personnels à qui ils ne sont pas destinés (enseignants référents par exemple).
Le manque de solutions également est un problème éthique pour des élèves qui cumulent les difficultés et pour lesquels les structures proposées ne peuvent être adaptées (car répondre à une partie seulement de la problématique)
La pression des familles est grandissante, elles demandent des tests pour leur enfant en dehors de toute équipe éducative, ce qui n’est pas du ressort des psys scolaires dont la charge de travail est déjà grandissante
Pas de remplacement prévu en cas de vacance de poste ou d’absence prolongée (santé ou maternité par exemple), ce sont les autres psys qui en plus de leurs dossiers en cours doivent assumer cette charge supplémentaire

4) Doléances Revendications :
- La formation - les psys souhaitent une formation continue sur la base d’analyse de la pratique mise en place par l’institution, à raison d’une séance minimum par mois, sur le temps de travail.
A minima, une enveloppe budgétaire annuelle devrait permettre d’accéder à des formations extérieures à l’EN.
Dans quel cadre sera mis en place le plan de formation pour le nouveau corps ?

- Les missions – il est important de définir précisément les missions des psys de l’EN dans le cadre ou pas d’un pôle ressource, dans le cadre de la loi de 2005 ET de la grande difficulté scolaire.

- La charge de travail – il est nécessaire de créer des postes afin d’obtenir une couverture acceptable des secteurs définis et un travail de qualité rendu aux usagers.

- Le budget de fonctionnement – il doit être défini par un cadrage national, permettant l’équipement nécessaire aux missions, incluant la formation aux nouveaux tests.

- Les locaux – les psys ne peuvent intervenir qu’à la condition de bénéficier de locaux dignes de ce nom

Le SNUipp-FSU 26 remercie Natacha Panier du SNUipp National pour son intervention ainsi que tous les participant-e-s pour leur présence.

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