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Stage MIN : un mirage dans le désert de la formation continue ?

mercredi 4 octobre 2017

Les enseignants de la Drôme connaissent la pauvreté de la formation continue à leur disposition. Ils ne peuvent souvent s’inscrire qu’à une paire de stages à candidature libre aux places limitées. Pourtant, lorsqu’on interroge les professeurs des écoles sur leurs besoins prioritaires, il est rapidement question de salaire et de temps de travail, bien sûr, mais aussi de formation, notamment lorsqu’il s’agit d’accueillir de nombreux élèves à besoins éducatifs particuliers.

Suite à ce constat, le SNUipp-FSU avait obtenu du ministère la mise en place de stages d’initiative nationale pour les enseignants spécialisés ou non.

Cette proposition de formation doit être réglementairement accessible pour que chacun puisse candidater. Le SNUipp-FSU 26 avait regretté l’année dernière que l’information à tous et la tenue d’une CAPD concernant les candidatures retenues, comme l’exige la loi, ne se fasse pas dans la Drôme.

Cette année, l’information était en ligne sur le site de rectorat fin août et le SNUipp-FSU 26 a alerté dès le début du mois de septembre les services de la DSDEN pour qu’ils diffusent l’information sur les modules de formation d’initiative nationale dans le domaine de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés. Une circulaire d’information académique avec appel à candidature devait parvenir aux collègues, avant la tenue obligatoire d’une CAPD en septembre (article 7 de l’arrêté du 10 février 2017).

Dans les faits, la circulaire académique a été relayée le 12/09 pour la circonscription ASH et même le 19/09 pour certaines circonscriptions alors que le retour était demandé le 19/09 ! L’IEN adjointe à l’IA a assuré que les candidatures arrivées le 20/09 avaient été généreusement prises en compte…

Pour répondre à notre demande de tenue d’une CAPD, demande faite par courrier, l’IEN adjointe à l’IA a contacté le SNUipp-FSU 26 le 2 octobre par téléphone afin de donner les noms des candidats retenus !

Mais sans CAPD, où est le paritarisme ?

Pour rappeler la teneur du travail des représentants SNUipp-FSU 26 des personnels, avant la tenue d’une CAPD, ceux-ci reçoivent des documents de travail et peuvent échanger avec les services et les enseignants concernés pour avoir des compléments et des éléments de défense des intérêts de chacun au service du collectif. Les représentants siégeant se réunissent avant la CAPD pour partager les informations et construire leurs demandes. On est donc bien loin du fonctionnement par simple conversation téléphonique, c’est à dire sans aucun éléments préparatoires, sans possibilité d’échanges, et bien sûr sans aucun procès verbal ni relevé de conclusion !

C’est dans ce cadre particulièrement dégradé et dégradant, que le SNUipp-FSU 26 va essayer de garantir malgré tout un semblant de transparence en vous communiquant les données fournies par téléphone :

Il y avait 20 candidatures et seulement 3 ont reçu un avis favorable ! L’IEN adjointe à l’IA a explicité les critères retenus pour choisir les candidatures qui seront examinées lors de la CAPN du 20/10/2017 :
- nécessité ou non de remplacement (ce critère a été priorisé),
- enseignants n’ayant pas encore bénéficié de départs en stage MIN les années précédentes,
- capacité de diffusion des acquis du stage sur le terrain.

Ainsi, les heureux élus sont un coordonnateur IME, une maîtresse E et une maîtresse G. C’est une excellente nouvelle pour ces personnels qui feront des envieux. Et c’est évidemment une mauvaise nouvelle pour les 17 autres collègues restés sur la touche.

A l’heure de l’école inclusive, où les collègues sont de plus en plus confrontés à l’accueil dans les classes d’élèves à besoins éducatifs particuliers, le SNUipp-FSU 26 trouve inacceptable qu’un département comme la Drôme n’envoie que 3 collègues en stage MIN, qu’aucun personnel non spécialisé ne puisse bénéficier d’une formation répondant à des besoins urgents et qu’encore une fois les contraintes budgétaires viennent justifier les carences de formation.

Le SNUipp-FSU 26 s’interroge sur le « remplissage » effectif de ces stages lorsque des stages sont proposés à Lyon et à Grenoble et que les départements de l’académie n’y envoient pratiquement personne.

Nous faisons remonter cette problématique au niveau national car il ne s’agit pas de constater le manque de moyens. Des moyens sont mobilisés par l’état pour mettre en place des formations qui semblent ambitieuses, il faut aussi dégager des moyens de mise en œuvre sur le terrain. Plus de moyens doivent être donnés aux départements pour faire partir un maximum de collègues dans ces stages, sur des fonds particuliers pour que l’IA ne puisse pas mettre en avant le coût des 13 départs en formation CAPPEI cette année, les deux démarches de formation, l’une initiale et l’autre continue, devant être menées de front.

Enfin, le SNUipp-FSU 26 demande que les candidatures des enseignants ne soient pas entravées l’année prochaine et qu’ils soient avertis dès le début du mois de septembre comme l’exige la réglementation.

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