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Convention ruralité Drôme

jeudi 15 mars 2018

L’IA-DASEN a organisé une réunion de présentation de la sous-convention ruralité sur la communauté de communes du Diois mardi 6 mars 2018.

Il avait invité les directeurs d’école du Diois, Madame la députée de la circonscription, les maires représentés par le président de la communauté de communes et les représentants des personnels. L’IEN de la circonscription de Crest, un conseiller pédagogique et l’e-run* de la circonscription étaient présents.

L’IA-DASEN a rappelé en début de réunion, les moyens supplémentaires (5 équivalents temps plein) que permettait la mise en place de la convention ruralité départementale signée entre l’Éducation Nationale, la Préfecture et l’association des maires de la Drôme. Cette convention ruralité se divise en trois sous-conventions géographiquement situées dans le Diois, dans les Baronnies et dans le Royans.

L’IA-DASEN rappelle qu’aucune fermeture n’a été effectuée sur les écoles faisant partie des secteurs retenus dans la convention ruralité. Un effort a été fait pour cette carte scolaire car une trentaine d’écoles rurales auraient pu être impactées par des fermetures. Il a rappelé que tout ce dispositif dépendait aussi des moyens que le ministère lui attribuerait dans les années à venir. La convention a été signée pour trois ans, son avenir n’est pas assuré après cette période là.

La première sous-convention va être mise en place avec la communauté de communes du Diois car c’est celle où le DASEN et les élus ont le plus avancée. Le but est de rendre plus attractif les écoles rurales du Diois car il existe une réelle baisse des effectifs. La circonscription de Crest est la circonscription dans laquelle se trouve le plus de scolarisation à la maison et d’école hors contrat. C’est pour cela que cette zone géographique a été choisie semble-t-il.

Les objectifs de cette sous-convention sont :
- Favoriser la culture en réseaux des écoles du Diois.
- Développer des actions de formations spécifiques recherche et développement.
- Enrichir les partenariats au service des apprentissages.
- Mettre en valeur et rendre visible les actions innovantes des écoles.

Tout cela doit être au service des écoles rurales du Diois pour essayer de rendre ces écoles plus attractives, en espérant que cela fasse remonter les effectifs.

La convention ruralité du Diois aura trois missions qui seront déclinées comme suit à travers :
- Un observatoire : recensement des pratiques, croisement des regards professionnels, repérer les points faibles des écoles rurales.
- Un conservatoire : rendre accessible les « bonnes pratiques » par la mutualisation et par la communication.
- Un laboratoire : pour former aux pratiques repérées, pour former aux besoins spécifiques, pour développer aux partenariats.

Pour mettre en place ces missions des moyens vont être alloués :
- un poste (équivalent temps plein) de chargé de mission ruralité va être créé. Son profil est celui d’un PEMF qui maîtrise les outils numériques. Il sera chargé de faire de la formation, pourra intervenir dans les écoles, continuera à développer le réseau des enseignants sur le territoire, sera chargé de faire de la communication pour mettre en valeur les écoles rurales…
- le poste d’e-run de la circonscription passera à plein temps (actuellement il correspond à un ½ temps). Le DASEN cherche le ½ poste !
- Un budget sera débloqué pour les partenariats.

Beaucoup de questions se posent sur ce type de convention, notamment sur sa pérennité. Le DASEN lui-même ne sait pas les moyens qui lui seront alloués dans les deux ou trois années à venir. Si le ministère veut récupérer des postes, que deviendront les projets mis en œuvre ?

Le SNUipp-FSU 26 est bien conscient que la problématique de la ruralité ne dépend pas uniquement de l’Éducation Nationale. La désertification est avant tout liée aux emplois sur le territoire mais aussi à l’existence et à la qualité des autres services publics.

Cependant, le SNUipp-FSU observe que les signataires des conventions ruralité au niveau national s’engagent en réalité à réorganiser le maillage des écoles rurales. En effet, dans celle de la Drôme on peut lire à « l’article 4 : engagement des élus communaux et intercommunaux » : « 4-2 : œuvrer à faire évoluer le réseau des écoles, en concertation avec les services de la DSDEN, afin de permettre sur les trois années, une amélioration de la couverture du territoire par des regroupements intercommunaux ou favoriser l’évolution des regroupements pédagogiques intercommunaux existants. »

Le SNUipp-FSU de la Drôme refuse que ces conventions viennent cautionner des restructurations du réseau des écoles qui conduiraient à la réduction, voire à la disparition, du service public d’éducation dans certains territoires ruraux.

L’école rurale a ses spécificités qui ne sont pas celles du modèle urbain. Il faut que le maillage scolaire reste adapté aux territoires et que l’école rurale garde ses atouts : effectifs réduits, taille des écoles raisonnable, climat scolaire et lien de proximité avec les familles. N’opposons surtout pas les écoles urbaines et rurales. Car trop souvent dans les deux cas, la logique est la même, celle d’un désengagement progressif de l’état au détriment du service public d’éducation.

P.-S.

* anciennement référent TUIC ou TICE, en charge du numérique.

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