Retour accueil

fontsizedown
fontsizeup

Agir vite contre la liquidation de la fonction publique

Manifs du 1er MAI et Grève le 22 MAI 2018

mercredi 25 avril 2018

  • UN GOUVERNEMENT ANTI-FONCTIONNAIRES

Pour mémoire, depuis l’arrivée de Macron, les attaques se multiplient contre les fonctionnaires stigmatisés et contre le Services Publics qui échappent à la loi du profit. La liste est longue :

- Gel du point d’indice ;
- Jour de carence rétabli (avec possibilité de passer à 3 par « équité » avec le privé) ;
- PPCR bloqué (mesure liée au statut que ce gouvernement veut casser) ;
- Hausse de la CSG, partiellement compensée ;

Les dernières mesures annoncées dans le cadre de la prétendue modernisation de la Fonction Publique alourdissent encore l’addition :

- Salaire au mérite, ce qui signifie la baisse de la part statutaire de notre salaire et la minoration future des pensions de retraite ;
- Assouplissement du recrutement des contractuels, ce qui signifie à terme l’extinction des fonctionnaires sous statut, comme on l’a fait pour France Télécom ou la Poste ;
- Limitation du rôle des commissaires paritaires aux seuls recours et non plus à l’examen de l’ensemble des situations individuelles. De même, sur le modèle des Ordonnances modifiant le code du travail, la fin des CHSCT est programmée !

  • LE SACCAGE ULTRA-LIBÉRAL DE L’ÉDUCATION

La baisse de 20% des postes au concours, alors que la démographie est encore annoncée à la hausse, conduit mécaniquement à la perte d’ heures d’enseignements disciplinaires, au collège comme au lycée. C’est plus de classes, plus de copies et des risques supplémentaires d’être en complément de service.

Les réformes en cours mettent à mal la démocratisation de l’éducation : le collège est abandonné à ses difficultés et soumis à l’obsession bureaucratique de l’évaluation. La réforme permet surtout des suppressions de postes, une dilution de la spécificité disciplinaire et un appauvrissement généralisé. Les "parcours" de toute nature s’y multiplient et masquent souvent un renoncement en terme d’ambition éducative. La part de l’orientation devient prégnante pour mieux trier les élèves et concerne tous les professeurs dès le collège.

En lycée se développe un enseignement à la carte en cycle terminal : on instaure le libre choix de spécialités, on appauvrit la voie technologique, on supprime les séries. Et on crée des objets pédagogiques non identifiés, comme les humanités scientifiques. Et surtout, à chaque niveau, on généralise 1h 30 à 2 heures d’éducation hebdomadaire à l’orientation, tout en réduisant les moyens dévolus aux dédoublements et aux TP.

Mais, dans le même temps, le Gouvernement annonce la régionalisation des CIO, l’éviction des PSY-EN hors des établissements et donc le transfert de la charge de travail sur tous les Professeurs Principaux.

Le Bac devient local avec épreuves permanentes tous les 4 mois sans compter le contrôle continu et les 4 épreuves terminales : avec 29 épreuves à passer sur deux ans, les élèves n’auront pas le temps d’apprendre et les enseignants devront marcher au pas et suivre une progression pédagogique imposée.

A cela s’ajoute la sélection à l’entrée dans le Supérieur : le bac ne suffisant plus, il faut répondre aux "attendus" des Universités, se plier à la folie inflationniste des curriculum, des lettres de motivation et autres attestations de niveau.

Bref, le collège se transforme en poste d’aiguillage, le lycée en gare de triage et les enseignants en orientateurs patentés.

  • LA FIN DES STATUTS OU LA FLEXIBILITE POUR TOUS

L’attaque contre la Fonction publique et l’Education en particulier se concentre sur la notion même de statut car non seulement il protège les fonctionnaires mais surtout il garantit leur indépendance. Or, c’est un obstacle à l’entreprise générale de libéralisation de la société : il faut partout des salariés soumis à l’autorité et aux impératifs de la rentabilité.

Ce qui se profile dans la Fonction Publique n’est que le corollaire de ce qui s’est joué pour les salariés du Privé avec les lois Travail Hollande et Macron. Toutes proportions gardées, le Code du Travail offrait des garanties aux salariés qui semblaient incompatibles avec la loi du marché et de la rentabilité.

Il n’est donc pas étonnant que la SNCF soit la cible actuelle du Gouvernement : si ses salariés ne sont pas des fonctionnaires, ils bénéficient d’un statut protecteur et participent du service Public.

N’en doutons pas : une fois le statut de cheminot liquidé, les prochains sur la liste sont les fonctionnaires !

Nous sommes tous les cheminots de quelqu’un ! C’est pourquoi, il est dans notre intérêt de réagir : d’abord par la mobilisation sur des temps forts, ensuite en débattant de la grève reconductible...

  • LA FSU APPELLE TOUS LES FONCTIONNAIRES À PARTICIPER :

- Mercredi 25 avril, réunion d’information publique consacrée aux Services Publics (organisée par le PCF), Valence 18h30 Maison des Syndicats ;

- Mardi 1er mai, aux manifestations (10 h, lieux habituels : Romans, Valence, Montélimar...) ;

- Samedi 5 mai, à la grande manifestation nationale à Paris pour "faire sa fête à Macron"

- Mardi 22 mai, à la grève et aux manifestations à l’appel de l’intersyndicale du 22 mars + la CFDT Fonctionnaires.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 220


SNUipp-FSU de la Drôme - Maison des syndicats - 17, rue Georges Bizet - 26000 VALENCE

Tél : 04 75 56 77 77 / mail : snu26@snuipp.fr
Mentions Légales


Agrandir le plan