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Visite CHSCT du Lycée Professionnel Auguste BOUVET

lundi 11 juin 2018

Dans le cadre de sa mission de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail et en lien avec son travail de réflexion sur l’accueil des EBEP (Elèves à Besoins Pédagogiques Particuliers), le CHSCTSD de la Drôme a effectué une visite au Lycée professionnel Auguste Bouvet le lundi 14 mai à Romans.

Le lycée professionnel Bouvet de Romans présente comme caractéristique principale d’accueillir des élèves ayant des profils extrêmement hétérogènes (allophones, nombreux dossiers MDPH, nombreux mineurs et majeurs isolés) et, pour la très grande majorité, issus de familles socialement défavorisées. Le recrutement de ceux-ci se fait à partir de 4 collèges classés REP. De plus, l’ouverture d’un dispositif ULIS est prévue à la rentrée 2018.
Au regard de ces éléments, on serait en droit de s’attendre à une dotation humaine et financière particulière pour cet établissement afin de faire face à l’accueil de ce public complexe. Mais, la visite du CHSCT a permis de mettre en évidence le manque de moyens au regard du défi que relèvent chaque jour les personnels pour former à différents métiers des élèves en grande difficulté.
Outre des locaux assez vétustes, des ateliers vieillissants (qui seront rénovés en partie) et aucune installation sportive au sein de l’établissement (un plateau sportif est enfin prévu pour fin 2018 après plus de 20 ans d’attente …), le manque de surveillants est criant. Et c’est sans parler du turn-over des CPE qui défilent année après année (10 en 9 ans !). Il n’est donc pas étonnant de s’apercevoir d’une dégradation de la prise en charge des élèves et d’observer un taux d’absentéisme en augmentation et très élevé. La disparition de la classification REP pour les lycées avec la baisse des effectifs de vie scolaire s’y associant est responsable de cette situation.
A cela s’ajoute bien sûr, la politique sur l’orientation qui a supprimé les BEP il y a quelques années et a mis de très nombreux élèves dans une filière bac pro alors qu’ils n’étaient pas prêts. Sauf que les exigences du monde professionnel restent les mêmes. Préparer en 3 ans des élèves de plus en plus en difficulté et de plus en plus hétérogènes à un métier alors que cela se faisait auparavant en 4 années (BEP puis bac pro) met les équipes pédagogiques en difficulté. D’autant que les moyens manquent. (La dotation informatique est par exemple insuffisante).
L’ouverture de 2 nouveaux CAP, pour permettre aux élèves de s’engager dans une formation correspondant à leur niveau, est envisagée mais encore faut-il que cela se fasse.
Il n’est donc pas surprenant de voir une équipe enseignante soucieuse par rapport à son avenir et constater une dégradation de ses conditions de travail. Cette équipe ressent également un sentiment d’abandon, ou tout du moins un manque criant d’écoute, de la part du Conseil Régional car il n’y a plus d’interlocuteur de cette administration au Conseil d’Administration depuis quelques années. Le sentiment d’un manque d’accompagnement suffisant dans l’ouverture de l’ULIS est également une autre source d’inquiétude.
Et pourtant, que de projets et de dynamisme constatés ! Ce lycée a la chance de posséder un documentaliste fourmillant d’idées, une équipe EPS pleine d’envie, un pôle santé menant des projets chaque année, une équipe enseignante soudée et très investie pour les élèves, un Proviseur engagé dans l’action collective. Mais pour combien de temps encore et à quel prix si rien n’est fait. L’accueil des nombreux EBEP de cet établissement ne peut se faire sans un réel apport de moyens supplémentaires.

Michaël Bigache

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