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En grève pour l’école ! les 09/10 et 12/11/2018

jeudi 20 septembre 2018

Le SNUipp-FSU national :

- appelle les agents à se mettre en grève mardi 9 octobre 2018 dans le cadre d’une journée interprofessionnelle de mobilisation sur les questions budgétaires et la réforme de la fonction publique.

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Appel unitaire pour le 09/10/2018
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Argumentaire pour la grève du 09 10 2018
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Lettre aux parents grève du 09 10 2018

- appelle les agents à poursuivre la mobilisation par une nouvelle journée de grève le 12 novembre 2018 à l’appel des fédérations syndicales de l’éducation.

Les raisons de la colère sont multiples !

- Concernant le second degré, la FSU alerte sur les choix opérés

Le gouvernement prépare son budget dans le cadre de son orientation de baisse des dépenses publiques. Cela se traduit par des baisses de budgets et des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l’Éducation Nationale, ce sont 1 400 postes d’enseignant-es du second degré et 400 postes d’administratifs qui seraient supprimés. [depuis, le ministre a communiqué, ce ne sera pas 1800 mais 2600 postes qui seront supprimés]

C’est là la définition du « en même temps » cher au Président de la République qui conduit à dire une chose et son contraire ! Ces suppressions de postes sont incompatibles avec les annonces faites devant le Congrès du mois de juillet prétendant faire de « L’Éducation, le combat du siècle ». Or, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l’Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite ni d’une bonne administration du système éducatif. Celui-ci, de la maternelle au lycée, a au contraire besoin d’une politique déterminée d’investissement pour répondre aux enjeux majeurs de l’Éducation et de la Formation.

La FSU dénonce ces suppressions d’emplois dans un contexte d’augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut se faire par un redéploiement de moyens. Le second degré, de même que les services administratifs, verront leurs moyens amputés, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves. C’est une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels que le Ministre programme.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l’équivalent de l’effectif d’un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu’il souhaite, de même la finalité budgétaire de la réforme de la voie professionnelle est crûment révélée avec les suppressions de postes d’enseignant-es.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement c’est une classe en plus dans bien des cas, ce qui constituera un alourdissement de la charge de travail inacceptable pour la FSU. C’est une nouvelle fois le révélateur du manque de considération dans lequel sont tenus les professeurs puisqu’on considère que leur temps de travail peut être alourdi impunément et sans même leur accord.

- Concernant le premier degré, le SNUipp-FSU constate une mauvaise équation

L’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire. Le SNUipp-FSU a chiffré à 4000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement auxquels il faut ajouter 1000 postes de plus (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans.

Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux et les vestiges du dispositif plus de maître que de classe risquent fort de disparaître complètement. Et pourtant, obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’éducation aura sûrement lu avec attention le dernier rapport de l’OCDE « Regard sur l’éducation 2018 » qui montre que notre pays consacre 34 % de moins de ressources à l’éducation que les pays comparables. Une situation qui se traduit tous les jours concrètement par des mauvaises conditions d’enseignement et d’apprentissages des élèves, entassés à plus de 25, dans près de 104 000 classes et à plus de 30 dans 6 700 autres.

La cuillère de fondamentaux ne suffira pas ?

Mais qu’à cela ne tienne, ce gouvernement n’a pas froid aux yeux et la rue de Grenelle a annoncé dans un communiqué qu’il fallait « rompre avec une politique quantitative dont les résultats ne sont pas au rendez-vous ». Une ritournelle facile à laquelle s’ajoute la multiplication de recettes sorties des fonds de tiroir pour remettre l’école dans le droit chemin d’un retour aux fondamentaux, dont on ne sait plus à vrai dire, depuis combien de temps elle y retourne. Ainsi donc, si notre système éducatif reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire, c’est encore une fois parce qu’on n’y étudierait pas correctement le code grapho-phonémique, tel que vont, sans aucun doute, le laisser penser les tests actuellement imposés aux élèves de CP et CE1.

- Une politique "antisociale" qu’il nous faut combattre

"Après un été marqué par des « affaires », les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous et la démission du ministre de l’Écologie a mis à jour le décalage entre le discours et l’engagement du gouvernement …

Les masques tombent.

Pas étonnant alors que deux Français sur trois se disent « mécontents » de l’action du Président de la république. Ce n’est pas pour rien que nombre d’observateurs l’ont nommé le « Président des riches ».

Qu’importe, il conserve son cap.

Éducation, Retraites, Fonction publique, Santé, Institutions, plan pauvreté … Le gouvernement ne compte pas revenir sur ses choix ni tenir compte de l’avis des organisations syndicales.

Cela place la rentrée sous le signe de la gravité. Cette politique nous mène tout droit vers un État géré comme l’entreprise selon le voeu du Président. Une vision individualiste et inégalitaire de la société bien loin de répondre aux enjeux sociaux, économiques, écologiques et démocratiques auxquels nous devons pourtant faire face."
Tribunes FSU, Corriger la rentrée…, jeudi 06 septembre 2018

"La méthode sournoise du gouvernement Macron–Philippe pour faire passer ses contre réformes sociales n’aura pas faibli pendant l’été, malgré une popularité en chute. Leur annonce médiatique d’un « virage social » a bien pris soin de ne pas préciser le sens du virage, mais les annonces faites en cette rentrée suffisent à le comprendre : il se fera dans la droite ligne des choix régressifs de l’année écoulée.

Attaque contre les retraites afin de réduire les pensions via un système par points individualisé ; menaces sur les cadres collectifs protecteurs d’emploi tels que le statut général des fonctionnaires, les conventions collectives, le code du travail ; volonté d’anéantissement de la sécurité sociale et de toute cotisation qui assure les droits collectifs et individuels des travailleurs ; privatisation d’un nombre croissant de services publics ; suppression massive de postes de fonctionnaires ; organisation d’une sélection masquée pour l’accès à l’université avec ParcoursSup … "
Extrait, communiqué intersyndical de Loire Atlantique, vendredi 14 septembre 2018

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