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Direction d’école : le statut comme seule reconnaissance ?

mercredi 10 octobre 2018

- Faire à Pierre ce qui ne marche pas sur Paul

Les deux principales préconisations de la mission parlementaire sur la direction d’école, à savoir, la création d’un statut hiérarchique de directeur et la réorganisation territoriale des écoles élémentaires et maternelles, sont aux antipodes des problématiques du terrain.

Prendre ce qui ne fonctionne pas dans le second degré et l’appliquer au premier degré, voilà en résumé ce que proposent nos dirigeants.

Alors que les collèges et lycées sont bien mis en concurrence avec la publication de leurs résultats, alors que chaque établissement est bien piloté par un supérieur hiérarchique avec un statut et un pouvoir d’évaluation sur ses personnels, alors que chaque établissement dispose d’un budget qui lui est propre avec une autonomie croissante depuis des années, ... le secondaire peine à dépasser l’objectif atteint de démocratisation de l’enseignement et à sortir de la logique de reproduction sociale.

- Polémiquer sur le statut pour ne pas parler des moyens

Pour autant, le modèle de fonctionnement du secondaire aurait de quoi faire rêver beaucoup de directeurs et directrices quant aux moyens humains et matériels dont dispose la direction de ces établissements.

Mais ne soyons pas naïf. La logique gouvernementale est en aucun cas de donner plus de moyens aux directeur-rices d’école.

La principale conséquence de la mise en place d’un statut et d’une réorganisation territoriale sera une responsabilité accrue des directeur-rices avec son corollaire d’injonctions contradictoires. Nouveaux maillons hiérarchiques, les directeur-rices seront priés de poursuivre la gestion de "leur autonomie dans la misère", sauf que dorénavant, ils et elles en seront responsables.

- Briser les collectifs de travail au lieu de les renforcer

Quant aux collectifs de travail et aux relations avec les autres enseignants de l’école, le pire est à craindre. L’école de la défiance est malheureusement la seule perspective. Là où les collègues se confiaient sans réserve et où les échanges entre pairs permettaient d’envisager des solutions pleinement assumées par les équipes, le statut du "chef directeur" va imposer le silence sur les dysfonctionnements et va créer une distance entre d’un côté les équipes enseignantes et de l’autre celui ou celle à qui il ne faut pas tout dire ...

- Les directeur-rices préfèrent le concret aux paroles

Du concret et de la reconnaissance Monsieur le Ministre, voilà ce que demandent les directrices et directeurs d’écoles. Reconnaissance de l’importance de la mission, de la charge de travail croissante mais aussi reconnaissance salariale. C’est bien ce qui ressort des états généraux de la direction d’école organisés par le SNUipp-FSU cette année.

A l’inverse des orientations ministérielles mises en avant, le SNUipp-FSU réclame des mesures permettant aux directeurs et directrices d’être davantage reconnus et disponibles pour les familles, les élèves, les différents partenaires de l’école. Cela passe notamment par la garantie d’une aide au fonctionnement de l’école assurée par des personnels qualifiés.


Lire l’appel du SNUipp-FSU pour la direction et le fonctionnement de l’école.


Connaître la position et les propositions du SNUipp-FSU sur la direction d’école.


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