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CAELVE DU 10 JANVIER 2019

lundi 11 février 2019

La Commission Académique sur l’Enseignement des Langues Vivantes Etrangères (CAELVE) annuelle s’est tenue le 10 janvier 2019 au rectorat de Grenoble pour aborder la carte académique des langues.

Les participants :

La rectrice présidait l’instance relative aux langues vivantes étrangères.
L’IA de Savoie était présent pour le sujet des dispositif EMILE et ELYSEE 2020 dans le 1er degré et l’IA IPR coordonnatrice académique de l’enseignement des langues vivantes étrangères pour les dispositifs du 2nd degré.
Les personnels étaient représentés pour la FSU par A. Chapapria du SNUipp-FSU 26 et F. Lecointe du SNES-FSU 38.
Siégeaient également des représentants des associations de parents et des associations de maires.

Le contexte de la rentrée 2019 :

Le souhait du rectorat est de proposer une offre cohérente sur les territoires en terme de continuum école-collège-lycée afin que les élèves étant engagés dans l’apprentissage d’une langue étrangère en primaire ou en collège aient le choix de la poursuivre. Il est aussi question de la réforme du lycée et de la mise en place d’options en langue.
Le rectorat souhaite également soutenir les dispositifs d’immersion EMILE en anglais et en italien et ELYSEE 2020 en allemand en primaire et les renforcer au niveau du collège pour garantir une continuité.
Enfin, il garantit toujours l’accès à quelques sections internationales pour les élèves natifs.

Les questions 1er degré :

  1. Enseignement d’une langue étrangère par une association hors temps scolaire.
    La FCPE se questionnait sur le contrôle et le suivi de l’Education Nationale sur ce type d’interventions auprès des élèves des écoles.
    Le sujet a semblé déranger quelque peu et la réponse apportée a été plutôt évasive. C’est une interrogation qui avait été remontée aussi par les équipes des écoles concernant l’ELCO il y a quelques années : dans les locaux de l’école, avec des élèves de l’école, de l’information aux familles via les cahiers de liaison, faisant croire que c’était en lien avec l’école mais sans regard de l’EN sur l’encadrement ni le contenu.
  1. EMILE et ELYSEE 2020
    La représentante FSU avait sondé les équipes du 1er degré déjà engagées dans les 5 départements et a fait part à la rectrice des éléments suivants :
  • Temps de travail.
    La rectrice a entendu que les enseignants engagés dans ces dispositifs faisaient la demande d’être allégés des heures d’APC. Rien ne garantit toutefois que cette demande "redescendra" vers les IA et les IEN pour en permettre la mise en oeuvre.
    Rappelons le positionnement du SNUipp-FSU 26 : il y a urgence à reconnaître tout le travail en dehors de la classe que font les enseignants. Nous avons besoin de moyens et de temps. Il est donc nécessaire de continuer de porter la question du temps de travail et de son organisation au service de la réussite des élèves. Le SNUipp-FSU appelle les équipes à poursuivre l’action d’arrêt des APC et de réappropriation des 108 heures.
  • Manque de continuité au collège.
    Alors que les familles s’investissent dès la maternelle dans un enseignement en immersion pour leurs enfants, la prise en compte de la spécificité de l’enseignement au collège semble être un problème. La rectrice a reconnu le problème de ressources humaines dans l’académie avec peu de professeurs de collège détenant la certification complémentaire (attestant de la qualification à l’enseignement en langue étrangère de disciplines non linguistiques). L’IA-IPR d’anglais a parlé de 2 collèges de l’académie où la qualité de l’enseignement posait problème mais qu’il avait recensé 98 candidatures pour la certification complémentaire.
    Pour la FSU, encore faut-il que ces candidats correspondent géographiquement aux bassins en déficit. En effet, il y a déjà des ressources sur Grenoble et il ne serait souhaitable pour personne d’inciter les personnels à muter loin de leur lieu de vie pour coller aux besoins de territoires éloignés.
    Pour les collèges, se pose également la problématique des seuils liés à une cohorte immersion arrivant en 6e et ne permettant pas une organisation satisfaisante des sections. C’est en ce sens que doit aussi se réfléchir l’offre complémentaire de classes d’immersion dans plusieurs écoles d’un même secteur de collège.
    Pour la FSU, on voit bien ici à quel point il est important d’être au plus près du terrain. Dans ces temps où le ministre de l’Education Nationale inonde les ondes en grands coups d’expérimentations, les remontées du travail réel, en liant avec les familles, montrent que tous projets institutionnel doit être mûri et accompagner, et que les promesses doivent être assumées.
  • Formation des enseignants.
    La FSU a porté la demande des enseignants a bénéficier d’une véritable offre de formation alors qu’ils sont aujourd’hui contraints de trouver par eux-mêmes des structures d’accueil et des logements avec un budget alloué réduit.
    Il a été répondu en instance qu’un travail d’accompagnement et de suivi avait lieu dans l’académie avec la mise en oeuvre de 2 jours inter-catégoriels. Ce projet aurait été coordonné par la DARIC (déléguée académique aux relations internationales et à la coopération) en contact avec le conseil européen. La DGRH devrait sortir un guide pédagogique mais en partant de la base car il n’existe pas de politique ministérielle. Il serait question également d’un espace numérique de la communauté éducative pour un accès de tous aux outils de chacun.
    Pour la FSU, même s’il est louable de proposer un cadre technique aux besoins de mutualisation de l’académie, les structures participantes étant éloignées sur les 5 départements, il apparaît un important manque de moyen. La formation initiale et continue des enseignants nécessite un important investissement financier (enveloppe budgétaire allouée par l’académie pour les frais de transport, de logement, de formation) et humain (moyens de remplacement). L’enseignement de qualité aura toujours un coût.
    Une réflexion aurait lieu à l’ESPE pour la mise en place d’un module de formation initiale mais la directrice a fait valoir que le volume de formation était contraint et que la compétition était importante entre les disciplines. L’anglais représentant environ 40h avec des écarts importants de niveau des entrants.
  • Reconnaissance statutaire et financière.
    Comme beaucoup d’enseignants, ceux engagés dans l’immersion souhaitent faire valoir leur investissement personnel et leurs compétences.
    Pour la FSU, cela ne peut passer par des négociations locales voire individuelles. Il est vraiment nécessaire de permettre aux personnels d’accéder à une certification reconnue nationalement et définie telle qu’ouvrant droit à des obligations de service et des indemnités.
    La rectrice a dit travaillé sur le dossier dans l’optique d’offrir aux enseignants des moyens de reconnaissance.
    L’IA-IPR d’anglais a ajouté que les choses bougeaient vite. Alors que le texte ne prévoit pas l’inscription des PE à la certification complémentaire, des évolutions pourraient arriver rapidement. Dans l’attente, un Certificat d’Université devrait être opérationnel à la rentrée 2019 à l’Université Grenoble Alpes.
    Pour la FSU, cela éclairerait aussi le mouvement des personnels qui arriveraient en poste comme étant qualifiés, cela ne nécessitant plus d’appel à candidature ni de profilage obscurs.

Le dossier n’est donc pas clos et saura être porté par les représentants FSU des personnels.

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