Retour accueil

Vous êtes actuellement : INSTANCES  / CTSD 


fontsizedown
fontsizeup

CTSD du 15 09 2020 : compte rendu

Des vérités outrancières ?

mercredi 16 septembre 2020

Suite à la déclaration liminaire de la FSU 26, l’IA-DASEN a répondu sur plusieurs points.

Il croit beaucoup dans la relation de confiance. Sauf que dans les faits, ce sont des liens de défiance que l’Administration est en train de construire, la loi de transformation de la fonction publique instaurant l’opacité comme principe de fonctionnement.

L’Administration se doit de satisfaire un maximum de demandes de collègues car le bien-être des personnels est en lien direct avec le bien-être des élèves. Sauf que dans les faits, ce sont des dizaines de collègues nommées sur des postes TRSCirco qui voient leur affectation changée chaque année, affectation située parfois en dehors même de leur circonscription de rattachement.

Le protocole sanitaire permet de briser les chaines de contamination le plus tôt possible. et chaque jour, d’après lui, nous voyons que c’est la bonne stratégie car 95 % des tests effectués sont négatifs. Si on prend les choses en main tôt, la propagation du virus est contenue. Sauf que dans les faits, les enseignants du premier degré ne sont toujours pas protégés puisqu’en contact avec des élèves non porteurs de masque. D’ailleurs, n’est-il pas étrange que l’Inspection s’interdise l’accueil du public mais que les profs, eux, puissent continuer à accueillir ce même public ?

Par rapport aux masques, il réitère sa confiance dans les masques distribués. Ils ont été validés par la direction de l’armement. Les masques de type 2 ont été répartis au plus près des besoins. Les collègues étant à risque doivent les demander à leur IEN.

Le ministère a deux objectifs :
- élever le niveau de qualification de tous les élèves
- lutter contre les inégalités sociales

Pour cela, le DASEN nous annonce que le ministère a mis beaucoup de moyens pour les élèves en place suite au confinement. Le SNUipp-FSU n’a pas la même analyse :
- 1,5 million d’heures de devoirs faits (dispositif collège) : sauf que dans les faits, le dispositif devoirs faits n’est qu’un instrument de communication dont l’impact sur les résultats scolaires ne sera jamais vérifié ;
- création de 1 000 postes : sauf que dans les faits, ces 1000 postes créés sur le territoire national sont dérisoires et ne correspondent qu’à 4 postes dans la Drôme, c’est-à-dire même pas de quoi assurer les ouvertures de classes qui présentent des effectifs de classes à triple niveaux à 27,28 ou 29.
- recrutement de 8 000 AESH : sauf que dans les faits, peut-on se réjouir de la création de postes qui ont été supprimés il y a trois ans lors de l’arrivée de la Macronie au Gouvernement.

1-Circonscription bi-départementale

L’expérimentation de la circonscription bi-départementale Drome-Ardèche mise en place en 2019 a été abandonnée.

A l’époque, on nous avait affirmé que l’objectif n’était pas de faire en sorte que les EPCI s’approprient la compétence scolaire. Or, le document préparatoire au CTSD dit exactement le contraire. Le SNUipp-FSU a dénoncé ce qui ne peut-être qualifié autrement que de mensonge. L’IA-DASEN a alors indiqué que nous étions dans l’outrance et manquions de déontologie. Est-ce à dire que la vérité serait outrancière et que la déontologie voudrait qu’on taise la vérité ?

Au final, la FSU26 est satisfaite de cette décision qui vient donner raison aux arguments que nous avions avancés pour dénoncer les dérives de cette expérimentation.

2-Mesures de carte scolaire

Récupération de 2,25 ETP qui devaient être attribués initialement aux coordonnateurs des PIAL lors de la carte scolaire d’avril 2020. Or, Mme la Rectrice a souhaité harmoniser ces dispositifs au sein de l’académie et a donc demandé aux IA-DASEN de financer les coordonnateurs en indemnités (IMP) et non plus en décharge.

Sur ces 2,25 ETP : 1 poste est utilisé pour le dispositif autisme : UEMA à l’école Les Recollets à Romans sur Isère et 0,25 pour la décharge de direction correspondante.
Le poste restant devient un TRBD : titulaire remplaçant Brigade départemental.

Les 4 ouvertures décidées lors du groupe de travail du 3/09 ont été actées :

- E.P.PU Les Tourettes - circonscription de Montélimar
- E.P.PU RPI Valrousse/Roussas - circonscription de Montélimar
- E.P.PU Guy Odeyer Saint Paul Les Romans - circonscription de Romans-Isère
- E.P.PU Granges-Les-Beaumont - circonscription de Romans-Isère

Il ne s’agit pas vraiment d’ouvertures mais de moyens provisoires mis à disposition des écoles pour ouvrir une classe seulement pour l’année scolaire en cours. Le cas de ces écoles sera réétudié au prochain CTSD pour confirmer ou non l’ouverture d’une classe à la rentrée 2021. Ces 4 moyens ont donc été pris sur le vivier des TR, déjà mis à mal !

Lors du confinement, le Ministre a fait le choix de demander par l’intermédiaire des IEN aux maires des écoles rurales s’ils souhaitaient une fermeture dans leur commune. Il voulait, par cet acte, les remercier de leur investissement et de leur expertise au moment de la crise de la covid19 et surtout de la reprise des classes.

Cette décision gouvernementale de laisser la main aux élus est délétère puisqu’aujourd’hui, ce sont des écoles rurales qui se retrouvent en difficultés avec des effectifs très chargés et des répartitions pédagogiques intenables.

Les délégués du SNUipp-FSU 26 sont intervenus, comme lors du groupe de travail du 03/09, pour alerter sur la situation des écoles suivantes :

- Ecolé élémentaire Julien Vicat de Mours st Eusebe
- Ecole élémentaire Pierre et Marie Curie à Bourg de Péage
- Eole Maternelle d’Aouste sur Sye
- Ecole primaire de St Restitut
- Ecole primaire de La Baume de Tansit
- RPI La Touche, Portes et Rochefort en Valdaine

Pour chaque école, les délégués SNUipp-FSU 26 du personnel ont présenté les difficultés rencontrées pour cette rentrée : répartition pédagogique, effectifs élevés, difficultés sociales du public accueilli, …

L’IA-DASEN n’a pas souhaité ouvrir de classe pour répondre à ces demandes. Il annonce suivre les situations de chacune de ces écoles. Le SNUipp-FSU 26 regrette l’absence d’acte envers ces écoles dans la difficulté et sera, lui aussi, extrêmement vigilant par rapport aux effectifs de ces écoles.

3- Les Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé : PIAL

20 PIAL ont été créés dans le département avec 2 objectifs :
- répondre aux besoins des élèves
- répondre aux demandes des AESH
Ils sont inter-degré et gèrent les AESH du privé et du public.
L’enveloppe départementale s’élève à 672 ETP, soit environ 1000 AESH sur la Drôme.

Pour chaque PIAL a été nommé un coordonnateur référent (sans décharge !), une AESH référente qui peut accompagner les AESH qui rencontrent des difficultés. Dans chaque PIAL, on compte en moyenne 150 élèves et 80 AESH. Un guide AESH a été rédigé par l’académie et sera distribué prochainement.

Le SNUipp-FSU 26 interroge l’Administration sur la place des Enseignants Référents de Scolarisation (ERS) ? L’IEN-ASH répond que la charge de travail des ERS étant déjà très importante, il n’était pas envisageable de leur ajouter cette tâche, comme cela était suggéré dans leur lettre de mission. Il précise cependant que si les ERS ne font partie du PIAL, ils y sont étroitement associés.

Le SNUipp-FSU 26 remarque des différences de fonctionnement selon les circonscriptions. Suivant les circonscriptions, des directeurs savaient quelles AESH interviendraient dès la rentrée alors que d’autres à ce jour ne savent toujours pas qui doit prendre en charge les élèves notifiés. Le recrutement qui arrive 15 jours après la rentrée n’est pas satisfaisant.

Pour les AESH en CDI 20h et qui souhaitent passer à 24h, l’IEN-ASH travaille la question mais il semble que cela ne soit pas possible à ce jour. Cette situation est d’autant plus inéquitable que les AESH nouvellement recrutée en CDD le sont sur la base de contrat de 24h.

4- Rééquilibrage des personnels itinérants

Lors du redécoupage des circonscriptions à la rentrée 2019, un poste de maitre E de la circonscription de Crest devait être redéployé sur la circonscription de Montélimar. Cela été acté. Or, lors du mouvement 2020, il y a eu une erreur technique qui a enlevé le poste de maitre E sur la circonscription Crest Vallée de la Drôme (poste Maître E de Montoison) et non sur la circonscription de Crest.

L’Administration s’en est rendu compte et a donc fait un appel à candidature pour pourvoir ce poste. Or, sur les 8 candidats, tous ont eu un avis défavorable : pour nécessité de service (ne pas enlever un maitre E d’un autre secteur...), pour connaissance partielle de la fonction de maitre E ou pour un projet professionnel non mûri.

Le problème reste donc entier, surtout pour les élèves, puisque le poste de maître E de l’école de Montoison reste toujours vacant à ce jour. Le SNUipp-FSU 26 exprime d’ores et déjà ses craintes de voir affecté un contractuel sur ce poste alors même que des personnels qualifiés en ont été écartés.

5- Situation des écoles de Beauregard-Barret et Meymans

Un collectif d’usagers a saisi le tribunal administratif pour dénoncer la fusion des écoles Beauregard-Barret et Meymans mise en œuvre à la rentrée 2018. Le tribunal a cassé la décision de fusion et l’appel n’étant pas suspensif, la mairie et la DSDEN ont dû rouvrir l’école de Meymans. Cette ouverture a été décalée à la rentrée de la Toussaint afin de préparer les locaux (photocopieuse, sanitaires, ..).

Cette mesure est catastrophique pour la collègue et l’ATSEM qui doivent déménager la classe et se retrouver seules dans une école à une classe. L’enseignante concernée a appris fin août cette situation. Elle ne lui convient pas du tout. Dans ce dossier personne n’a été concerté et chacun doit appliquer une décision judiciaire dans l’urgence.

5- Questions diverses

  • La formation des directeurs

Le décret du 25 août 2020 prévoit une formation pour les directeurs d’école. Problème, et pas des moindres, la DSDEN avait déjà établi son plan de formation. Car contrairement au Ministre, les services comme les enseignants anticipent la rentrée.

Ce décret annonce, entre autre, 2 jours de formation par an et pour tous les directrices-eurs. Dans la Drôme, il a été décidé afin de répondre dans l’urgence à cette demande que chaque directrices-eurs, sur la base d’un inscription volontaire dans GAIA, puisse bénéficier d’un jour de formation en présentiel et d’un jour de formation en distanciel. Pour les écoles de moins de 4 classes, le jour en présentiel sera remplacé. Ce ne sera pas le cas pour les écoles de plus de 4 classes pour lesquelles le jour en présentiel devra être effectué sur leur jour de décharge.

Le SNUIpp-FSU26 n’a pas manqué de dénoncer cette situation où dans le contexte actuel, encore plus que les autres années, les directrices-eurs ne peuvent se passer de leur décharge, même pour une formation. Le SNUipp-FSU 26 estime que la formation proposée relève de la plaisanterie et montre une nouvelle fois le décalage entre les annonces du Ministre et les moyens qu’il donne aux services (c’est-à-dire aucun) pour réaliser ces annonces. Comment expliquer aux collègues directrices-eurs déjà débordés-es qu’elles-ils ne peuvent être formés qu’à la condition de faire encore plus d’heures ?

  • La liste complémentaires - Contractuels

Dans la Drôme, 7 listes complémentaires ont été appelés pour compenser 7 démissions.
Au vu du manque de personnel, la DSDEN n’a d’autre choix que d’appeler des contractuels. Dès cette rentrée, dans plusieurs circonscriptions, 8 contractuels sont recrutés. Pour l’heure, le rectorat a ouvert la possibilité de 9 recrutements.

Le SNUipp-FSU26 dénonce le manque d’anticipation dans la gestion des ressources humaines qui oblige la DSDEN a recruté des personnels précaires et non formés pour assurer l’enseignement auprès des élèves. Le SNUipp-FSU 26 exprime ses plus vives inquiétudes quant aux recours aux contractuels dont on connaît déjà les effets délétères dans le 2nd degré.

  • Bilan du remplacement 2019-2020

L’IEN-Adjoint présente le bilan du remplacement pour l’année 2019-2020 jusqu’au mois de janvier 2020. Il annonce un taux de remplacement à 99%. Ce chiffre ne comprend pas les statistiques du mois de février 2020 qui a été le mois le plus problématique au niveau du remplacement. Ce chiffre ne transcrit pas non plus les difficultés ponctuelles rencontrées dans le département avec des dizaines de classes non remplacées certains jours.

Le SNUipp-FSU 26 demande qu’un bilan écrit du remplacement et par circonscription lui soit communiqué, comme l’IA-DASEN s’y était engagé l’an dernier. L’IA-DASEN répond favorablement à notre demande.

Pour cette rentrée de septembre 2020, la situation est déjà tendue. Dans la semaine du 7 au 11 septembre 2020, il y avait 30 enseignants absents de plus par rapport à la même semaine l’an passé. La semaine dernière, il y avait déjà 10 classes non remplacées. Cela ne présage rien de bon pour le reste de l’année !

  • Coordonnateurs ULIS et directeurs de SEGPA

A ce jour, c’est-à-dire 15 jours après la rentrée, deux directions de SEGPA restent non pourvues alors qu’aucun appel à candidature n’a été lancé. Pour le SNUipp-FSU 26, cette situation n’est pas acceptable et relève d’un manque d’anticipation. On ne peut pas dire d’un côté que tout est prêt pour l’inclusion et de l’autre accepter que la rentrée s’organise avec des directions de SEGPA vacantes.

Les coordonnateurs ULIS bénéficiaient jusqu’à présent d’un jour de décharge par an afin notamment de se rencontrer. Cette modalité a été supprimée cette année. Dorénavant, les collègues devront effectuer ce temps, s’ils-elles le souhaitent, sur le temps d’animations pédagogiques. Encore une fois, le fossé se creuse entre le discours et les actes. Alors qu’on dit faire de l’inclusion une priorité, dans les faits, on supprime des moyens en direction des acteurs justement en charge de cette inclusion.

La FSU 26 dénonce par ailleurs la situation des ULIScollège où le maximum de 10 élèves par ULIS est dépassé à beaucoup d’endroits rendant le travail des personnels particulièrement difficile. Là encore, les discours ne rejoignent pas les actes. La création d’ULIScollège, notamment dans les secteurs de Romans et Valence, est plus que nécessaire. Mais pour le moment, on préfère charger les dispositifs existants au-delà des préconisations.

  • Évaluations nationales CP-CE1 et APC

Les enseignants de CP et CE1 qui doivent faire passer les évaluations nationales standardisées peuvent déduire 6h sur le temps des APC.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 1892


SNUipp-FSU de la Drôme - Maison des syndicats - 17, rue Georges Bizet - 26000 VALENCE

Tél : 04 75 56 77 77 / mail : snu26@snuipp.fr
Mentions Légales


Agrandir le plan