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Dégradation des conditions de travail des directeurs.rices

Rompre le silence devient nécessaire

jeudi 24 septembre 2020

Le nombre de contacts téléphoniques et mails de directeurs.rices avec les déchargé.es à la section départementale atteint des sommets. Alors que le ministre et l’IA-DASEN se vantent d’une rentrée parfaite, les conditions de travail des directeurs d’école se dégradent un peu plus (augmentation de la charge de travail, augmentation du temps de travail, sollicitations accrues...).

Le SNUipp-FSU 26 invite les directeurs.rices à compléter des fiches RSST afin d’alerter la hiérarchie sur la réalité de leurs conditions de travail et la dégradation de leur santé et de leur sécurité au travail.

Les directeurs transmettent alors ces fiches à leur IEN, avec copie pour information au CHSCTSD 26 ICI.

Cette instance saisira alors l’IA-DASEN de la Drôme, président du CHSCT, et le conseiller de prévention sur les difficultés rencontrées par les personnels.
De plus, les directeurs ne doivent pas hésiter à demander un rendez-vous avec le médecin de prévention, afin que l’impact négatif sur leur santé soit jugé par un professionnel de la prévention médicale.

Qui a oublié le geste de Christine Renon, il y a un an ? Il faut absolument suivre la consigne syndicale et mettre en lumière la situation des directeurs.rices d’école qui ne pourra pas être améliorer par la loi Rilhac et autres comités Théodule de suivi sur la direction d’école.

Pour soulager les directeurs dans la rédaction, la section départementale du SNUipp-FSU 26 fait le choix de vous proposer des pistes suite aux remontées du terrain à reporter sur la fiche RSST :


Modèle fiche santé et sécurité au travail direction d’école à adapter en fonction de votre situation personnelle.


En tant que directeur/directrice de mon école, je souhaite signaler une dégradation de mes conditions de travail. Depuis la reprise de l’école, ma charge de travail a augmenté à cause :

  • du nombre de tâches à effectuer en un temps très réduit, voire dans la précipitation, ce qui m’a conduit / me conduit à fonctionner dans l’urgence, en mode dégradé, et cela depuis plusieurs jours / semaines. Ceci génère une charge mentale très importante, il m’est difficile de venir à bout de tout ce qui m’est demandé, ce qui génère de l’énervement / de la fatigue / des douleurs physiques / du découragement.
  • des informations contradictoires provenant de ma hiérarchie :
    • protocole sanitaire ayant changé trois fois, arrivée très tardive du protocole sanitaire, rendant très instables les projections possibles sur le fonctionnement de l’école, et empêchant toute anticipation, me forçant à travailler dans l’urgence avec la mairie et mes collègues ;
    • fiches Covid se succédant, remettant en cause les procédures précédentes, ne permettant plus aucune clarté.
  • de l’imbrication entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle, étant donné l’urgence dans laquelle j’ai été placé.e pour mettre en œuvre les prérogatives successives. J’ai été obligé.e de traiter des informations, de répondre à des sollicitations à tout moment, au détriment de ma vie personnelle, créant des conflits au sein de ma sphère familiale.
  • des injonctions administratives de la part de la DSDEN : il m’est impossible, dans les circonstances actuelles, de tenir les échéances sur Onde. Cette demande montre bien la difficulté de ma hiérarchie à comprendre le travail quotidien, réel, auquel je suis soumis.e. J’ai vécu cette injonction comme une pression supplémentaire, un manque de considération de la difficulté à exercer mon métier en cette période, voire un mépris face à mes conditions de travail.
  • de la perte du jour de décharge (11 jours par an) auquel j’ai droit car car il n’y a plus de TR disponible.
  • de la gestion du stress des collègues, des parents d’élèves, des personnels municipaux et de mon propre stress face à l’épidémie Covid 19.
  • des tensions de l’ensemble de l’équipe découlant de l’inclusion de X élèves notifié.s/en attente de notification/en absence d’orientation/non accompagné.s, sans formation ni moyen pour adapter la scolarité de cet/ces élève.s en classe « ordinaire » avec les effectifs actuels.

Ces éléments se rajoutent à la charge habituelle de travail de la direction, déjà très lourde, comme l’avaient montré les débats à la suite du suicide de Christine Renon, ayant tendance à aller de plus en plus vers un travail administratif qui n’est pas ce pour quoi j’ai choisi cette fonction.

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Fiche RSST 2020
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