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Comité de suivi sur le direction d’école du 05/10

Rien de nouveau à l’horizon

mardi 6 octobre 2020

Lundi 5 octobre 2020 se tenait le premier comité de suivi sur la direction d’école pour l’année scolaire 2020/2021.

En préambule, il est important de rappeler quelques points : Voulu par notre ministre, cette réunion n’est pas une instance. Elle ne donne pas lieu à convocation officielle. L’ordre du jour reste nébuleux, elle ne donne pas lieu à un vote et n’aboutit à aucune prise de décision officielle. Elle n’est pas représentative des dernières élections professionnelles. Les organisations syndicales y sont conviées non par principe mais par le fait du prince. Aucun procès verbal ne viendra rendre compte des échanges. Voilà pour la forme.

Sur le fond, le SNUipp-FSU 26 a partagé un constat amer avec les membres du comité de suivi. Qu’est ce qui a changé depuis un an, depuis le suicide de notre collègue, qui a conduit notre Ministre à faire beaucoup de promesses en sachant qu’il n’obtiendrait pas les moyens de leur réalisation ? RIEN.

La constitution du présent comité ? Il existait déjà dans le département.

L’allègement des tâches administratives ?
Il n’a pas eu lieu. Pire, les directeurs.trices croulent depuis des semaines sous les injonctions. Le ministre avait promis un allègement de l’organisation des élections de parents d’élèves… MENSONGE ! Les directeurs.trices reçoivent chaque jour des demandes administratives toujours plus pressantes : remplir des tableaux, faire des listes, valider le PPMS…

L’aide humaine ?
Elle a été supprimée en 2018 et n’a jamais été restaurée. Outre le fait que les contrats civiques sont quasi inexistants, ils ne répondent pas à la demande d’aide humaine souhaitée par les directeurs.trices. Ces derniers.ères demandent des personnels pérennes, qualifié et formé. Ils.elles n’auront droit qu’à des contrats toujours plus précaires qui ne couvrent même pas une année scolaire entière !

Les temps de décharges ?
Ils restent inchangés. Alors que cette mesure pourrait être prise rapidement, le ministre a fait le choix, par le biais de la voix parlementaire, de conditionner toute amélioration des conditions de travail à l’instauration d’un statut hiérarchique déguisé. Mais la manœuvre n’a pas fonctionné. Il n’en reste pas moins que les directeurs.rices attendent toujours !

La nécessaire revalorisation ?
Même conclusion. Là où les directeurs-rices demandent une véritable augmentation de salaire, comme tous les autres enseignants d’ailleurs, le ministre répond à coût de primes et cherche à diviser les personnels entre eux. Mais pense-t-il vraiment que les 30 euros de prime covid par mois vont suffire à rattraper le déclassement salarial subit depuis 10 ans ? Évidemment non. L’objectif était encore une fois médiatique. Il fallait faire sonner 450 euros dans la tête des gens !

Quant à la formation, la gestion remarquable de la crise covid par les directeurs-rices supposa qu’on s’occupe d’eux. C’est donc encore avec grand regret que le SNUipp-FSU constate un fossé entre le discours et les actes. Pris de cours et sans aucun moyen supplémentaire, notre Administration a été une nouvelle fois sommée de trouver des solutions, autrement dit gérer la pénurie. Il en résulte la belle mascarade qu’on connaît : 2 jours de formation proposée sur le temps de décharge des directeurs.trices et en distanciel sur leur temps personnel ! L’annonce faite par le ministre est un énième mensonge, NON les directeurs.trices ne bénéficieront pas de 2 jours de formation supplémentaire cette année.

Enfin, le SNUipp-FSU 26 a tenu à réaffirmer la place centrale du conseil des maîtres dans l’École, comme seule instance collective décisionnaire. Le conseil des maîtres protègent chaque enseignant.e, chaque directeur.trice. Les directeurs.trices ne sont pas en demande de plus de compétences mais de moins de contrôle, de tâches inutiles… La délégation de compétences doit simplifier le travail des directeurs.trices, en supprimant par exemple la validation systématique de l’IEN, mais en aucun cas, générer de tâches supplémentaires.

A l’impossible, nul n’est tenu, il serait peut-être souhaitable que les décideurs locaux en prennent conscience et osent dire à leur ministre qu’ils ont besoin, eux aussi, d’être respectés. Sans quoi, ils ne servent que de courroie de transmission des caprices d’un pilote qui nous conduit droit dans le mur. La loyauté n’est pas soumission !

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