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Heureux qui comme ULIS a fait un long voyage…

vendredi 28 mars 2014

Et celle de Montélimar revient de loin ! Le Comité technique académique du 24 mars a entériné l’ouverture d’une Unité Locale d’Insertion Scolaire, dans les locaux de l’EREA. Et ce n’était pas gagné d’avance, sans la mobilisation, entre autre, des parents d’élèves concernés.

Chaque année le recteur étudie les demandes d’ouverture des classes d’inclusion scolaire en collège (ULIS) au cours du CTA de janvier. Cette année, plusieurs structures voient leur ouverture actée dans notre département (Valence, Pierrelatte, Crest) mais rien n’apparait pour le secteur de Montélimar, pas même une demande de la DSDEN 26. Après le questionnement, c’est la colère qui s’empare des parents concernés mais aussi des enseignants. Cela fait trois ans que la demande part du terrain et trois ans qu’il ne se passe rien.

Et pourtant, les besoins sont là : des élèves en situation de handicap qui ont du être scolarisés il y a déjà deux ans pour certains, à trente ou quarante km de chez eux (Pierrelatte ou Crest) et à la rentrée 2014, une dizaine d’élèves en attente d’une orientation car ils ont atteint l’âge limite dans le premier degré.

Au lendemain du CTA de janvier, le SNUipp-FSU 26 a questionné la DASEN à ce sujet. Une ULIS est prévue à la rentrée 2015 dans les locaux du nouvel établissement de Montélimar en remplacement du collège des Alexis. Au vu des chiffres dont elle dispose, il n’y aurait pas urgence.

La presse s’en mêle, le collectif de parents est très actif : toutes les radios locales en parlent, les journaux également ; une demande d’audience à la directrice académique sera aussi l’occasion de tirer au clair cette situation incompréhensible pour les familles.

La FSU l’interpelle lors du CDEN sur le sujet ; la DASEN recevra les parents mais ne comprend pas le problème n’ayant pas les mêmes chiffres que ceux qui lui sont opposés. La FSU questionne également le recteur lors du CTA de février : ce dernier réitère sa confiance à la DASEN de la Drôme pour travailler sur le sujet et lui faire des propositions. Un espoir pour ces enfants : une porte est alors ouverte.

Lors de l’audience, en présence de l’IEN ASH du département, M. Fave et de M. Mercier, référent pour le rectorat, les familles exposent leur demande (que leurs enfants soient accueillis dans les meilleures conditions, au plus près de leur domicile étant donné le nombre important de prises en charge après la classe) et leur incompréhension face à la situation.
Au préalable, il est rappelé que la situation des élèves en situation de handicap est une réelle préoccupation pour le recteur ; que la Drôme bénéficie d’un nombre important de contrats aidés pour le suivi de ces élèves. Il est également expliqué aux familles qu’il n’est pas question de tracer une fois pour toute les parcours de leur enfants qui, pour certains, quittent le champ du handicap en cours de route… Bien sûr, il n’est pas question de désavouer le principal intéressé, l’IEN en charge du dossier. Ni de revenir sur les erreurs du passé, ce qui aurait pourtant permis aux parents de mieux comprendre. Le principal n’est pas dans le pourquoi nous en sommes là mais plutôt comment on va s’en sortir, ce qui dans l’urgence de la situation n’est pas complètement faux.
Est alors dévoilé le projet : une réflexion, en cours depuis plusieurs semaines, pour innover dans le domaine de l’ASH : créer un pôle d’accueil pour les élèves afin qu’ils puissent bénéficier de toutes les options proposées. Pour faire simple : à Montélimar, il existe deux ULIS au collège Monod, une en option 1 (handicap mental) et une en option 4 (handicap physique). A côté de cet établissement, il y a l’EREA qui dispose d’ une ULIS Pro (poursuite des études pour les élèves sortant d’ULIS). Pour chacune de ces unités locales d’insertion scolaire, est mis en place un réseau de professionnels ou d’ateliers pour accueillir les élèves lors de périodes de stages. La proposition, innovante de l’académie, est d’ouvrir une ULIS 1 à l’EREA de manière à ce que tous les élèves concernés puissent profiter de l’ensemble des structures mises en place dans chacune des options.

Premier pas plutôt bien accueilli, mais quid des enfants du secteur scolarisés à Crest ou à Pierrelatte ? La DASEN demande à l’inspecteur de le vérifier car pour la directrice académique, aucun enfant de Montélimar ne serait scolarisé en dehors de son secteur d’affectation. Et pendant que M. Fave cherche, les échanges se poursuivent...

Plus de deux heures d’échanges fructueux. L’audience se termine, avec des parents rassurés quant à l’écoute de la directrice académique de leur parole. Mais, sans la réponse à cette dernière interrogation !

Autre question restée en suspend : pourquoi en sommes-nous arrivés là ? que se serait-il passé si les familles n’avaient pas "retourné la terre entière" pour faire valoir les droits à l’accession au savoir pour leurs enfants ? Réponse : comme les années précédentes, RIEN !

Faut-il en conclure que c’était la seule démarche possible ? Pas forcément. Les représentants des personnels peuvent également intervenir en amont. Informés de cette montée en puissance de la demande sur le secteur, nous aurions pu intervenir en CTA dès le mois de janvier. Notre rôle, dans les différentes instances, est aussi et surtout de faire remonter les besoins du terrain quand ils ne sont pas pris en compte par l’administration (ce que nous faisons chaque année pour la carte scolaire d’ailleurs). La preuve encore qu’une copie aux représentants des personnels est importante pour tout ce que l’on peut faire remonter à sa hiérarchie, cette demande d’ULIS vient, une fois de plus, le démontrer.

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