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Education prioritaire : va-t-on accoucher d’une souris ?

dimanche 14 décembre 2014

L’éducation prioritaire est à nouveau au centre des débats cette année, inscrite dans la loi de refondation de l’école.

Dans notre académie, la carte, écoles et collèges, sera définitive à l’issu du CTA du 20 janvier.

La méthode

Pour la FSU, un premier constat : cette réforme part sur de mauvaises bases, elle se met en place globalement à moyens constants. En effet le nombre de réseaux est arrêté (1081) avant même que les analyses sur le terrain aient débuté.
Et l’académie de Grenoble en est la preuve : sur les 36 réseaux existants, le rectorat en rend 7. Non pas que la pauvreté ait déserté les quartiers concernés. il faut juste se satisfaire d’être un peu moins pauvre que d’autres. Alors que la France n’est pas épargnée par la crise, que le chômage est en augmentation, que les salaires ne progressent pas, le nombre d’établissements potentiellement "labellisables" est déterminé par avance. Et pourtant, dans la circulaire ministérielle, on peut lire :
Le déterminisme social, c’est-à-dire la relation entre le niveau socio-économique des familles et la performance scolaire des élèves, n’a jamais été aussi fort en France et est le plus élevé des pays de l’OCDE. La France est devenue le pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire.

Pour le SNUipp-FSU, également, il aurait fallu d’abord définir les critères engendrant ce déterminisme social puis établir la liste des établissements et écoles concernés pour définir en dernier les moyens nécessaire à mettre en œuvre. Depuis le départ, il demande un débat transparent sur la définition des critères déterminant la labellisation des écoles. Ce sont les besoins des écoles et la spécificité des territoires qui doivent déterminer le périmètre des écoles concernées et non un a priori budgétaire.
Malheureusement, à d’un mois de l’échéance dans notre académie, rien n’a bougé sur le sujet. La carte devrait être arrêtée pour 4 ans. Un bilan est prévu en 2019 avec l’espoir que les moyens mis en œuvre aient permis à certains établissements de sortir du REP.

Dans notre département

Dans la Drôme, c’est le jack pot : le département récupère malgré cela 5 réseaux et un réseau +.
A y regarder de plus près, pour 3 des 5 collèges concernés, ce n’est qu’une mise en conformité. En effet, à Valence, deux collèges ont fermés sur le quartier de Fontbarlette en une dizaine d’années. Les élèves sont, depuis, répartis sur l’ensemble des autres établissements de la commune. Trois d’entre eux entrent dans le dispositif, permettant ainsi aux écoles, orphelines jusque-là, de pouvoir continuer à bénéficier du label de l’éducation prioritaire.
Pour le collège de Romans ainsi que celui de St Rambert d’Albon, les critères retenus au niveau national leur permettent cette intégration.

Le problème se pose maintenant pour les écoles : il semblerait que là, l’importance réside dans le revenu médian calculé, selon les informations de l’IA-DASEN, par immeuble dans les quartiers défavorisés à la condition d’être également concernés par l’appellation ZUS (zone urbaine sensible), relevant de la politique de la ville.
Doit-on en conclure que grâce aux moyens mis en œuvre dans ces quartiers, le revenu médian aura augmenté dans 4 ans afin de permettre aux écoles d’en sortir ? On frôle l’ineptie.
Alors que dans certains départements des groupes de travail premier degré ont été organisés entre la DSDEN et les représentants des personnels, dans l’académie de Grenoble, il n’en est rien. Il va falloir attendre patiemment l’arrêté du recteur. Sera-t-il alors trop tard ?

Et pourtant dans la circulaire on peut lire : La répartition des réseaux par académie est arrêtée au niveau national. Les recteurs identifient les collèges et les écoles des réseaux de l’éducation prioritaire sur la base des indicateurs de difficulté sociale mis à leur disposition par le niveau national. Un dialogue est mené dans les instances tant au niveau académique qu’au niveau départemental.
Le SNUipp-FSU 26 est en effet inquiet sur la situation de plusieurs écoles dont le collège n’appartient à aucun réseau. L’IA-DASEN, interrogée lors de la CAPD du 8 décembre, nous a informés qu’aucune école orpheline n’était prévue dans la Drôme.
Autre sujet d’inquiétude : le nombre de réseaux étant limités, il n’y a pas de raison que les possibilités pour les écoles soient extensibles. En effet, toutes les écoles rattachées à un collège en REP n’intégreront pas automatiquement le dispositif. Ce qui s’entend très facilement dans certaines situations, mais évidemment pas pour d’autres. Aucune information ne transitant, faut-il attendre le 20 janvier ?

Et pourtant, l’Eure et Loir, par exemple, a permis à 4 écoles du département, dont le collège n’était pas classé en éducation prioritaire, d’intégrer un REP en modifiant le rattachement administratif de ces écoles. Le CTA de l’académie d’Orléans-Tours a arrêté ainsi la carte définitive en intégrant au total 12 écoles dans la même situation.

C’est pour cela que le SNUipp-FSU 26 a mis à la disposition des équipes des outils afin d’interpeller l’IA-DASEN sur la situation de leur école.
Il est urgent maintenant de demander une audience, par mail avec copie à l’IEN afin de présenter chacune des situations. Le SNUipp-FSU 26 vous accompagnera jusqu’au bout de votre démarche. Il exigera toute les transparence dans ce dossier.

Voir en ligne : circulaire n° 2014-077 du 4-6-2014

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