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FIN DES APC : ET MAINTENANT ?

mardi 4 octobre 2016

Le cap des 35 000 engagements vient d’être dépassé. Pour le SNUipp-FSU, il s’agit d’une première victoire. D’ores et déjà nous avons a réussi à ouvrir le débat autour de la réduction du temps de travail dans la profession, mais surtout à impliquer une part importante des enseignantes et des enseignants dans un engagement à mettre fin aux APC. Un engagement qui doit se traduire par l’entrée dans l’action aujourd’hui.

Dans la Drôme, c’est plus d’un-e enseignant-e sur cinq qui se sont engagé-es à ne pas mettre en œuvre les APC. Lors de l’audience que l’IA-DASEN a bien voulu accordé aux secrétaires départementaux du SNUipp-FSU 26, la consigne syndicale a été abordée en mettant en avant le temps de travail des enseignant-es tout comme l’inefficacité globale du dispositif pour lutter contre la difficulté scolaire. Afin d’officialiser le lancement de la consigne sur le département, le SNUipp-FSU 26 vient d’écrire à l’IA-DASEN.

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Courrier DASEN boycott APC 06 10 2016

Un temps de travail qui doit être redéfini
Nous passons à la deuxième étape de notre action avec le rapport de force enclenché par plus de 10 % des personnels, un rapport de force que nous devons amplifier. Il s’agit bien d’une action nationale, collective par laquelle il s’agit pour le SNUipp-FSU d’avancer concrètement vers la réduction du temps d’enseignement et d’obtenir rapidement des négociations avec la ministre sur ce dossier.

Les APC, un outil efficace ?

Qu’en dit le rapport Goigoux « Lire Ecrire » ?
Ce dispositif nécessite un protocole d’évaluation particulier. Il est nécessaire de prendre en compte également les interventions du Rased qui peuvent soit se superposer, soit se cumuler aux APC. Sans protocole particulier d’évaluation qui prendrait en compte ces dimensions, l’APC n’est pas mesurable.

L’aide individualisée est –elle efficace ?
D’après le rapport du CNSECO, elle se révèle peu efficace parce que dispensée sur un temps à la marge de l’école et des heures de cours. Elle ne permet pas de modifier l’expérience scolaire au quotidien des élèves.

Le travail en équipe est-il cité comme une ressource ?
Pour Françoise Lantheaume (fenêtre sur Cours n.426 du 29 aout 2016), du fait de l’organisation du travail, les équipes d’école ont beaucoup de réunions de coordination, mais les enseignants ont du mal à avoir des débats professionnels, pédagogiques. Pour ne pas se sentir seuls face à la prescription, ils ont plus recours à des collectifs choisis qu’à l’équipe d’école instituée. Des collègues de l’école ou d’autres, une association pédagogique, des pairs avec qui on va discuter de façon parfois informelle de ce qu’on fait dans sa classe, des questions que l’on se pose. C’est pour cela qu’il faut laisser du temps aux enseignants pour qu’ils trouvent ce soutien social, parfois psychologique, quand ils sont confrontés à des dilemmes professionnels.

Et les RASED ?

Une étude réalisée en 2010 par le professeur Jean-Jacques Guillarmé (Université Paris-Descartes) atteste l’efficacité de l’aide des RASED.
« 20% des élèves ayant suivi 30 heures d’aide personnalisée font effectivement des progrès dans les acquisitions scolaires, exclusivement.
Par conséquent, l’aide personnalisée n’est pas adaptée aux autres élèves qui en ont bénéficié (80%) », a calculé JJ Guillarmé. En revanche, « 70 % des élèves ayant suivi 30 heures d’aide rééducative font effectivement des progrès, et ce non seulement dans les acquisitions scolaires (65%) mais également dans le domaine des compétences cognitives (développement des capacités à penser, mémoriser, raisonner, apprendre) : 68% ; des compétences sociales (capacités à communiquer, à développer des interactions avec les autres, à assumer les conséquences de ses actes) : + de 70% ; des compétences relationnelles (acceptation de l’autorité et des règles, bonne estime de soi) : 60% ».
L’étude établit que « l’aide spécialisée rééducative est une réponse plus adaptée et plus efficace que l’aide personnalisée dans 4 situations sur 5. Non seulement elle diminue les variations à l’intérieur de tous les champs mais elle fait monter l’ensemble des compétences »

« Quand les élèves sont partis une autre journée commence »

Les activités invisibles des enseignants

Le métier d’enseignant est en pleine mutation, il est demandé de plus en plus de choses aux enseignants en dehors de l’acte d’enseigner. De multiples tâches relèvent du travail enseignant et demeurent cependant invisibles. Les enseignants en prenant la décision d’arrêter les APC souhaitent voir leur temps de travail reconnu et redéfini.

Voici une liste non exhaustive de ce travail invisible :
– la préparation des cours (progressions, programmations, fiches, cahier journal) ;
– la recherche documentaire et la conception de support pédagogiques ;
– l’appropriation des réformes sans formation (programmes...) ;
– la lecture des documents administratifs (circulaires, rapports, projets...) ;
– la préparation du matériel et de la classe (découpages, photocopies, mise en place des ateliers ….) ;
– la préparation et l’accompagnement des sorties ;
– l’élaboration de projet de classe ou d’école ;
– la recherche pour mise en place de projet (bibliothèque, canopé, site internet...) ;
– les classes découvertes, les séjours avec nuitées, les séjours sans nuitée avec temps de repas compris, l’USEP ;
– les corrections ;
– les carnets de suivi des apprentissages, l’évaluation formative et positive, les bilans ;
– la gestion du site de l’école, du matériel informatique ;
– la coopérative scolaire ;
– les commandes de fournitures ;
– le lien avec les collègues quand on partage de la classe (temps partiel, lien avec PES …) ;
– liaison inter-cycles ;
– le lien avec le RASED ;
– les équipes éducatives, les équipes de suivi, PAI, PEDT ;
– les rencontres avec les parents ;
– l’accueil des élèves et des parents le matin et les après-midis notamment à l’école maternelle ;
– la restitution des élèves aux familles ;
– le lien avec les AVS, les ATSEM,…
– préparation et participation aux manifestations organisées à l’école (carnavals, fêtes d’école…) ;
– réunions avec les services municipaux et les partenaires locaux (maison de quartier, MJC, associations diverses ...) : concertations, sécurité, citoyenneté, avec les équipe d’ATSEM, le médico-scolaire, le périscolaire.


Mettre fin aux APC, c’est aussi expliquer aux familles

Le SNUipp-FSU met à la disposition des enseignants une lettre aux parents afin de leur permettre de comprendre notre démarche. Obtenir le soutien des familles est en effet essentiel.

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Lettre aux Parents

En cas de pression, ne restez pas isolé-es, contactez la section départementale du SNUipp-FSU 26.

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