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jeudi 6 octobre 2016


DE LA PRATIQUE DOUTEUSE A LA MODERNITE


Pendant longtemps, les écoles ont adapté leurs horaires d’entrées/sorties à la marge afin de répondre aux réalités locales et permettre à l’école de fonctionner de manière efficace.

Dans la Drôme, la grande majorité des écoles maternelles avaient pour habitude d’ouvrir les portes de la classe à partir de 11h20 afin d’opérer notamment la "remise des élèves aux parents" et "l’appel des élèves demi-pensionnaires".

Cette manière de fonctionner permettaient :
- un passage "tout en douceur" du temps scolaire au temps périscolaire ;
- de prendre le temps de remettre les élèves à leurs parents avec la possibilité d’écoute et d’échanges succincts avec les familles ;
- à certains parents de récupérer leur-s autre-s enfant-s à l’école élémentaire à 11h30
- de finir son service dans des délais raisonnables, souvent 11h35, 11h40.

Mais voilà qu’un IEN, soucieux du respect stricte des textes (on aimerait autant de rigueur dans le respect du temps de service des enseignants) a mis un terme à cette "pratique douteuse" d’un autre temps. Cette dernière était intolérable puisqu’elle supprimait soi-disant du temps d’enseignement auprès des élèves. A cette même époque, on aurait souhaité entendre la critique sur la suppression des deux heures d’enseignement à tous les élèves de France. Mais passons.


DES ENSEIGNANTS CORVÉABLES : LA MASCARADE DES 108H


Depuis, la réforme des rythmes scolaires s’est imposée et est venue compliquer un peu plus la situation. Par exemple, le mercredi matin dans certaines écoles, certains élèves sont pris en charge par le périscolaire, d’autres par la MJC et d’autres encore sont remis à leurs parents.

Au final, ce sont donc les enseignants, qui, ouvrant la porte de la classe bien à l’heure, doivent rester à chaque sortie un bon quart d’heure supplémentaire en plus de leur temps de service devant élèves. Ainsi, ces enseignants voient leur temps de service augmenter d’environ 2h par semaine sans aucune contrepartie.

Le SNUipp-FSU remarque que si ces enseignants comptabilisaient ces heures sur le temps de concertation avec les familles (ce qui serait parfaitement légitime puisque soi-disant il ne s’agit plus d’un temps devant élèves, ni d’un temps de travail en équipe, ni d’un temps d’APC et encore moins d’un temps de formation) les 48h à l’année seraient déjà largement débordées (puisque 2hx36semaines=72h).


DE LA RESPONSABILITÉ DES MAIRIES


Par ailleurs, ces mêmes enseignants, se voient de plus en plus confrontés à la recrudescence des retards et absences de certains parents censés venir chercher leur enfant à la fin de la matinée et de l’après-midi bien à l’heure ! Là encore, ces cadres A de la fonction publique d’Etat se retrouvent livrés à eux-mêmes pour gérer des situation inextricables et vont une nouvelle fois devoir offrir de leur temps. Par exemple, les enseignants se retrouvent avec un ou deux enfants sur les bras à 11h50 alors qu’ils sont censés avoir fini leur temps de service à 11h30. Que faire ?

Pour le SNUipp-FSU, il n’appartient pas aux enseignants de subir seuls ces défaillances. Renvoyer les personnels à leur conscience et leur sens de l’éthique ne doit pas occulter un manque de clarté dans les responsabilités des agents en charge de l’accueil et de la surveillance des enfants de la République.

Le SNUipp-FSU est bien décidé à ne pas laisser seuls ces collègues. Pour l’heure il souhaite leur apporter quelques certitudes sur les responsabilités de chacun et sur l’attitude à avoir dans ces situations :

Une fois que l’enseignant aura fait son travail de "rabat-joie" en direction des parents concernés (notons ici qu’il s’agit que d’une extrême minorité des parents d’élèves) à l’oral puis à l’écrit, que le directeur ou la directrice aura rappelé le règlement intérieur via une belle lettre chronophage et que la situation ne se sera malheureusement pas améliorée, l’enseignant se retrouvera malgré tout avec un élève "sur les bras" 15 minutes après la fin de son temps de service.

Dans ce cas précis, et lorsqu’un service périscolaire est organisé par la municipalité, le SNUipp-FSU invite l’enseignant à conduire l’élève à ce service. Quels que soient les directives ou autres règlements intérieurs sur lesquels s’appuient les agents du service périscolaire, ils ne peuvent raisonnablement pas refuser de prendre en charge l’élève. Pourquoi ? Car il appartient au maire de gérer la police administrative et d’assurer la sécurité de ses administrés sur sa commune. En cas de refus catégorique, contactez le SNUipp-FSU.

Lorsqu’un service périscolaire n’est pas organisé, l’enseignant doit prendre l’attache du cabinet du maire et/ou de la police municipale afin de les informer de la situation et demander la prise en charge rapide de l’élève. Dans certaines communes, les maires déjà confrontés à cette situation, ont pris la décision d’installer une sorte de service d’astreinte pour assurer ce service exceptionnel.

Dans tous les cas, l’enseignant ne doit surtout pas prendre en charge l’élève pour le conduire dans sa famille ou le remettre à une autre personne (voisin, tante, ...) dont l’identité n’a pas été clairement fournie par la famille comme pouvant récupérer l’élève.

Le SNUipp-FSU 26 invite les enseignants confrontés à ces difficultés à mettre ce point à l’ordre du jour du Conseil d’École de manière à rappeler à chacun ses responsabilités.

Enfin, le SNUipp-FSU 26 ne saurait trop vous conseiller de vous engager dans la campagne de boycott des APC.

Pour finir sur une note positive, rappelons nous que la grande majorité des parents arrivent à l’heure et que la majorité des élus savent assumer leurs responsabilités.

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