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Audience avec l’IA-DASEN le 01/12

jeudi 3 décembre 2020

Le SNUipp-FSU 26 a été reçu en audience avec l’IA-DASEN de la Drôme ce mardi 1er décembre 2020.


La situation sanitaire


- Fermeture de classe ou d’école

Le SNUipp-FSU 26 a questionné le DASEN à ce sujet afin que celui-ci rappelle la règle, ce qu’il a fait : si 3 élèves cas-Covid (pas de la même fratrie) dans la même classe alors fermeture de la classe. Possibilité de fermer plusieurs classes voire l’école selon l’évolution de la situation (une école maternelle a été fermée temporairement à Valence).
Si plusieurs cas-Covid côté PE surviennent, le DASEN évoque une « approche qualitative » en lien avec ARS, allant jusqu’à la fermeture d’école si besoin. Le SNUipp-FSU 26 lui a fait remarquer que dans la réalité, les IEN avaient plutôt tendance à maintenir l’école ouverte coûte que coûte (cf. exemple de l’école de Chabeuil avant les vacances d’automne).

- Brassage des élèves en cas de répartition

Le SNUipp-FSU 26 réaffirme que faute d’anticipation et de moyens, les équipes pédagogiques sont dans l’impossibilité d’assurer la mise en œuvre adéquate du protocole sanitaire, en particulier le non-brassage des élèves. Le DASEN reconnait une situation compliquée, mais indique que la grande majorité des contaminations viennent de l’extérieur de l’école (familles) ! Ce qui ne répond pas vraiment à la question…
Concernant les ULIS, il indique que les élèves doivent être inclus dans leur classe de référence. Il reconnait cependant des situations où le 100% inclusion est difficilement possible, tant pour les élèves que les enseignant·es, et que le cas par cas s’impose…

- Cela nous amène à la situation du remplacement…

Pour le DASEN, elle n’est pas catastrophique comme l’affirme le SNUipp-FSU26… « en tout cas, en dehors de la crise sanitaire actuelle » (il avance le chiffre de 1% d’absences non remplacées !).
Le SNUipp-FSU26 lui fait remarquer que des stages de formation continue ont été supprimés. Il reconnait quand même qu’en lien avec la crise sanitaire, la situation du remplacement est tendue sur certaines circonscriptions (Romans, Montélimar, Crest… les autres apprécieront de ne pas être citées !).
Mais il maintient que « l’institution a fait preuve d’une réactivité qu’il faut souligner ! Des centaines de postes supplémentaires ont été créés en cette rentrée 2020 pour pallier à la situation exceptionnelle »… Effectivement, nous lui rappelons que la Drôme a bénéficié d’une rallonge de … 4 postes pour la rentrée de septembre !

- Cela nous amène au recrutement de PE contractuels

Ce recrutement est révélateur du manque d’anticipation du MEN.

281 PE contractuel·le·s doivent être recruté·es en urgence sur l’académie de Grenoble, 37 pour la Drôme (en plus des 9 en début d’année scolaire).
Conditions de recrutement : master 2 + les certifications (premiers soins, savoir nager).
Profil : avoir déjà avoir exercé une mission d’enseignant·e contractuel·le, se destiner à présenter le CRPE.
Mais… face à la difficulté de recruter sur des contrats n’allant que jusqu’au 5 février 2021 (vacances hiver !), certain·es candidat·es à l’entretien ont déjà décliné, si bien que l’éventualité de recruter à partir de la licence (L3) est évoquée par le DASEN. Tout va bien…
Les commissions de recrutement sont composées d’un·e IEN et un·e CPC.
Ces PE contractuel·les constitueront une brigade de remplacements courts (dont cas-Covid, cas contact) qui devrait permettre de retrouver un peu de TR pour des congés plus longs.

- Mobilisations de parents d’élèves contre le port du masque

Le SNUipp-FSU évoque des situations difficiles à gérer, des IEN qui renvoient trop souvent la problématique vers la direction d’école. Le DASEN a reçu des représentants des familles rappelant par-là que le dialogue doit prévaloir (merci du rappel !). Il indique également qu’à l’issue de cette phase de dialogue, les enfants doivent porter le masque ou bien suivre une instruction à domicile. Une clarification écrite devrait parvenir aux écoles.

- Réunions diverses

Le SNUipp-FSU 26 évoque des réunions « en présentiel » qui se tiennent depuis la rentrée de novembre (conseils d’école, animations pédagogiques…) excluant de fait certains collègues ou en forçant d’autres à être présent·es contre leur gré (et leur santé). Or nous rappelons que le principe des réunions à distance a été acté par le Rectorat. Le DASEN va le rappeler. Si pas de possibilité de réunion à distance (notamment des animations pédagogiques, en particulier les fameuses « constellations »), alors report en janvier ou plus tard.

- Campagne de tests antigéniques des personnels EN : quoi ? quand ? qui ? comment ?

Le DASEN rappelle la priorité pour les agents de l’EN de pouvoir bénéficier d’un test PCR si symptômes, cas-contact…
La campagne de tests sera mise en place sous l’autorité du Préfet, en lien avec l’ARS. Il s’agit de tests antigéniques. Il indique que dans l’académie, la campagne se concentrera en priorité sur les départements 74 et surtout 73…
Plus d’infos dans la FAQ du ministère mise à jour le 25/11/2020.


La direction d’école


Le SNUipp-FSU26 a largement insisté sur l’empilement des tâches qui s’abattent sur les directrices/teurs depuis des mois et des années, au lieu de l’allègement promis lui aussi depuis trop longtemps sans aucune concrétisation.

Le DASEN : « certes, mais un gros effort de 600 ETP pour les décharges de direction a été acté au budget 2021 » ! Traduction : environ 4 décharges complètes à se répartir pour l’ensemble des directions d’école sur la Drôme !!! Nous voilà rassurés.

Plutôt que de polémiquer, nous lui demandons de prendre la mesure de la situation et d’agir en soutien à la direction d’école de manière urgente, notamment en laissant toute latitude sur les 108h, sur les APC en particulier aux directeurs/trices, mais aux équipes en général, en donnant des consignes de souplesse sur cette question aux IEN. A suivre dans les faits…

Le SNUipp-FSU26 a également exigé que les décharges de droit pour les écoles de moins de 4 classes, soient effectives, ce qui n’est pas toujours le cas, faute de remplaçants. Le DASEN s’y est engagé. A suivre dans les faits là aussi…


L’information des délégués du personnels élus sur l’affectation des enseignants


Depuis la loi de transformation (de destruction faudrait-il plutôt dire) de la Fonction publique, le travail des délégué·es du personnel est particulièrement complexifié. Ils et elles ne reçoivent de l’administration quasiment plus aucun document préparatoire aux opérations de gestion des carrières (Mouvement, avancement…).

Le SNUipp-FSU 26 réclame les affectations des PE sur le département depuis début septembre. Le fichier, qui vient enfin d’être transmis, comporte de nombreux manques et ambiguïté. Il mélange dans une même catégorie « sans spécialité » l’ensemble des adjoints, TRS, TR, etc. Par ailleurs, nous attendons toujours la liste des néo retraités, des AESH avec leur affectation…

Le SNUipp et la FSU interviennent à tous les niveaux (DSDEN, Rectorat, Ministère) et continueront d’agir pour permettre aux délégué·es du personnel d’informer et de défendre la profession du mieux possible.


Les retenues sur salaire et le droit de retrait à l’école maternelle Pracomtal de Montélimar


Nous ne pouvions terminer cette audience sans revenir sur la gestion scandaleuse par l’administration des violentes dégradations qu’a subies récemment l’école maternelle Pracomtal de Montélimar.

Rappel des faits : le jour de la rentrée du 02/11/20, les enseignantes trouvent l’école (REP) vandalisée (vitres brisées, clôture de la cour en partie par terre). Rappelons ici le contexte de rentrée : assassinat de Samuel Paty puis hommage bâclé avec ordres et contre-ordres, attentat de Nice, plan Vigipirate passant au niveau maximum "urgence attentat"…).

Bref, les collègues ne peuvent évidemment pas accueillir les élèves dans ces conditions, d’autant que la police municipale leur demande logiquement de ne toucher à rien en attendant son intervention.

Néanmoins, la mesure de la situation n’est pas bien prise assez en compte par la hiérarchie qui enjoint à l’équipe pédagogique d’accueillir immédiatement les élèves !

Face à ce manque de discernement, les enseignantes n’ont pas d’autres choix que d’alerter le DASEN en faisant usage de leur droit de retrait.

Après intervention des services techniques municipaux et une présence policière aux abords de l’école, la situation s’apaise et les collègues accueillent les élèves l’après-midi même.
Mais… mauvaise surprise ! Une semaine plus tard, elles reçoivent toutes une lettre du DASEN leur indiquant une retenue sur salaire pour avoir engagé leur droit de retrait de manière abusive et donc service non fait !

Suite à l’intervention immédiate et scandalisée du SNUipp-FSU 26 et notamment par les compléments d’information fournis venant éclairer le DASEN, celui-ci est depuis revenu sur sa décision, reconnaissant à demi-mot que la machine administrative s’était peut-être quelque peu emballée. A coup sûr !...

Espérons que les leçons en soient tirées pour l’avenir, notamment en cas d’utilisation du droit de retrait qui, rappelons-le, est bien un droit, mais que l’administration conteste de plus en plus systématiquement. Le SNUipp-FSU 26 restera extrêmement vigilent sur cette question.

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