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GT-CTSD du 15/01/21 : compte rendu

Aucune bonne nouvelle à l’horizon

samedi 16 janvier 2021

Vendredi 15/01/2021 s’est tenu un Groupe de Travail (GT) préalable à l’étude de la carte scolaire rentrée 2021 prévue lors du Comité Technique Spécial Départemental (CTSD) du 25/01/2021. Siégeaient 4 délégués FSU, 1 délégué CFDT et 1 délégué UNSA ; l’IEN-Adjoint chargée du 1er degré était seul accompagné d’une secrétaire pour représenter l’Administration.

L’IEN-A introduit le GT en indiquant que le rectorat s’orientait vers une dotation égale à zéro pour la Drôme qui enregistre une baisse prévisionnelle des effectifs de 453 élèves (soit environ un élève par école du département) et en rappelant les priorités ministérielles :
- La poursuite du dédoublement des GS, CP et CE1 en Éducation prioritaire ;
- L’amélioration des décharges des directions de 1 à 3 classes, 9 classes et 13 classes ;
- La poursuite du plafonnement à 24 élèves par classe, en cycle 2, hors REP, en privilégiant les GS ;

Le SNUipp-FSU interroge l’IEN-A pour savoir combien de postes seraient nécessaires pour asseoir cette politique. La réponse est sans appel : il faudrait 51 postes. 50 postes, c’est justement ce que le SNUipp-FSU 26 revendique pour garantir une baisse sensible des effectifs dans les classes et permettre à toutes les écoles du département d’afficher une moyenne inférieure à 25 élèves par classe hors REP.

Une fois ce constat fait, la réalité du marasme éducatif dans lequel nous plonge les politiques libérales depuis plusieurs décennies nous rattrape. Dans les faits, la dotation pour la Drôme sera bien de ZÉRO. Les belles intentions ministérielles devront donc s’opérer à moyens constants et donc au détriment de certains qui devront payer pour d’autres.

Avant de présenter une quarantaine de situations pour lesquelles une ouverture de classe serait nécessaire, le SNUipp-FSU 26 rappelle la nécessité de respecter le dialogue social dans ce qu’il y a de plus élémentaire. Ainsi, il porte une nouvelle fois la critique sur l’absence de documents de travail fournis en amont qui permettent de construire de réels échanges. Les représentants des personnels ont été destinataire d’un malheureux tableau prévisionnel qui ne fait ni apparaître les circonscriptions, ni le RNE des écoles, ni les totaux et les moyennes des effectifs par école, ni l’identification des REP, … et où les écoles maternelles, élémentaires, primaires, avec ou sans ULIS, en RPI ou non, sont toutes mélangées, … et comportant quelques erreurs ... bref un document inexploitable ou presque.

Le SNUipp-FSU 26 questionne sur les motivations qui ont conduit l’IA-DASEN à précipiter la gestion de la carte scolaire cette année en pleine crise du covid. Pourquoi avancer de 15 jours les opérations de constat de prévision dans ONDE (date de saisie juste après les vacances d’Automne), limitant les temps et possibilités de concertation avec les mairies, et ce, en pleine période de reconfinement ? Pourquoi mettre ce groupe de travail le 15 janvier avant même la tenue du CTA du 18/01/2021 (chargé de la répartition académique de la maigre dotation de 25 postes) ? Pourquoi positionner un CTSD au mois de janvier alors que nous sommes dans la zone de vacances scolaires où la période 3 est la plus courte (seulement 5 semaines) ... on aurait pu attendre le retour des vacances d’hiver ?

Le SNUipp-FSU 26 demande à nouveau que soient explicités les critères qui peuvent conduire la DSDEN, les IEN, les directeurs-rices, les enseignant·es, les élu·es locaux, … à réfléchir à d’éventuelles mesures de carte scolaire. Le SNUipp-FSU estime que la transparence des critères (effectifs, moyenne par classe, présence d’une ULIS, ...) doit permettre de se soustraire à la subjectivité des acteurs en permettant des échanges sur la base d’un référentiel commun garant d’une plus grande égalité de traitement des situations.

Le SNUipp-FSU 26 rappelle également son souhait que le CTSD du 25/01 se tienne en présentiel et non en visioconférence. Il y a là un enjeu démocratique. Le SNUipp-FSU précise qu’on ne peut pas d’un côté demander à des enseignants de faire classe six heures par jour dans des espaces clos en présence de 25 élèves, pour ensuite expliquer à leurs représentants qu’une réunion de quelques heures entre adultes responsables ne puissent pas se tenir autrement qu’en visioconférence. Un courrier commun avec la CFDT et L’UNSA a été envoyé en ce sens à l’IA-DASEN.

Le SNUipp-FSU 26 demande si des fusions d’écoles sont prévues lors de cette carte scolaire. L’IEN-A indique qu’une fusion est d’ores et déjà actée sur la commune de Mercurol-Veaunes, et que deux autres sont encore à l’étude sur Valence et Beauvallon. Le SNUipp-FSU 26 rappelle son opposition à ces fusions qui conduisent très souvent à la fermeture de classes l’année suivante, à faire des économies de décharge sur le dos de la direction dont la mission devient plus complexe, à créer des écoles qui ne sont plus à taille humaine et à faire perdre aux écoles maternelles leur spécificité.

Le SNUipp-FSU 26 insiste sur la situation des 4 écoles (EPPU Les Tourettes ; EPPU RPI Vlarousse/Roussas , EPPU Guy Odeyer ; EPPU Granges-lès-Beaumont) qui ont bénéficié d’une ouverture provisoire cette année scolaire et demande que les ouvertures soit enfin pérennisées, notamment de manière à ce que les directions puissent enfin obtenir, dès à présent, les moyens auxquels elles ont droit : augmentation de l’indemnité de direction et du temps de décharge.

Le SNUipp-FSU 26 insiste également sur la situation de 6 écoles où une ouverture de classe était déjà à l’étude lors du CTSD de septembre 2020 (EEPU Julien Vicat de Mours St Eusèbe, EEPU Pierre et Marie Curie de BdP ; EMPU Aouste sur Sye, EPPU St Restitut ; EPPU La Baume de Transit ; RPI La Touche/Portes et Rochefort en Valdaine).

Le SNUipp-FSU 26 a présenté, lors de ce groupe de travail, une trentaine de situations pour lesquelles une ouverture a été demandé. Il a également relayé la demande de l’école de Buis-Les-Baronnies d’une ouverture d’une classe ULIS sur un secteur sinistré par ce manque de structure pour les enfants en grande difficulté.

Le SNUipp-FSU demande comme chaque année qu’un bilan du remplacement lui soit présenté lors du prochaine CTSD, ainsi qu’un bilan de l’action des nouveaux postes d’IVS (Inclusion Vie Scolaire). l’IEN-A répond qu’un bilan du remplacement pourra être fait mais qu’en revanche il n’a pas de données objectives pour établir un bilan sur l’impact des IVS. Il précise simplement avoir des retours positifs et observer un absentéisme moindre chez les enseignants.

Si vous pensez que votre école va être concernée par une mesure de carte scolaire, n’hésitez pas à répondre à l’enquête que nous avons envoyé sur le mail de l’école début janvier. Un délégué du personnel prendra le temps d’analyser la situation de votre école et prendra contact avec vous si besoin. Si vous ne retrouvez pas cette enquête, envoyez-nous un mail au SNUipp-FSU 26, nous vous renverrons ce lien.

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