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Non brassage dans les écoles sans moyens supplémentaires : l’équation impossible !

vendredi 7 mai 2021

Le 27 avril dernier, le ministère JM Blanquer annonçait par le biais d’un communiqué de presse, la création de 5000 postes supplémentaires de remplaçant·es pour assurer le non brassage des élèves, mesure que le SNUipp-FSU réclamait depuis des mois.

Mais deux semaines après la reprise, cette annonce s’avère être un énième mensonge qui créé toujours plus de difficultés de mise en œuvre du protocole sanitaire dans les écoles. En effet, aucun recrutement supplémentaire n’est envisagé par l’Inspecteur d’Académie dans le département alors que dès la reprise du 26 avril, de nombreuses classes étaient déjà sans enseignant·es à cause du manque de personnels et que cette situation perdure.

Dans le département, 37 postes d’enseignant·es contractuel·les avaient déjà été ouverts à candidatures dès le mois de décembre pour palier au manque de remplaçant·es mais seulement 14 candidatures avaient été retenues (faute de postulant·es). Ces contrats n’ont été renouvelés que pour 14 enseignant·es contractuel·les après les congés de février (souvent pas les mêmes que celles et ceux embauché·es de décembre à février, ces dernier·es ne souhaitant souvent pas renouveler l’expérience, allez savoir pourquoi ?!...). Et ce sera tout, pas un·e enseignant·e remplaçante de plus d’ici la fin de l’année !

Ainsi, désormais, pour chaque enseignant·e absent·e et non remplacé·e, les enfants devront rentrer chez elles et eux. Mais concrètement, les enseignant.es ne peuvent pas laisser les élèves qui se présentent le matin, seuls, sur le trottoir ni sans surveillance sur la cour, et le tout sans brassage : après le distanciel, le présentiel, les enseignant·es mettent en place le démerdentiel.

Dès juin 2020, le SNUipp-FSU réclamait qu’un recrutement supplémentaire d’enseignant·es soit organisé pour la rentrée de septembre, ce qui aurait été tout à fait possible. Mais le gouvernement en a décidé autrement : l’argent de l’Etat ira aux entreprises du CAC 40 et non dans les services publics.

Depuis le début de la crise, le SNUipp-FSU demande la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’école permettant le recrutement des milliers d’enseignant·es manquant·es. Pour la seule Drôme, nous estimons qu’il manque à minima 50 personnels remplaçant·es pour permettre à l’école de rester ouverte, pour éviter le renvoi systématique des élèves à la maison en cas d’absence d’enseignant·es, pour ne pas faire des familles des « auxiliaires de l’école » ce qui met nombre d’entre elles en difficulté.

Nous ne sommes malheureusement pas à l’abri, notamment à cause des variants Covid-19, d’un regain de l’épidémie dans les prochaines semaines ou à la rentrée de septembre. Plutôt que des mesures inadéquates prises en catastrophe (fermeture de tous les établissements scolaires comme la semaine du 5 au 9 avril, non-accueil des élèves en cas d’enseignant·es absent·es comme actuellement…), le Ministère de l’Education Nationale doit engager sans attendre un plan de recrutement. Il est urgent d’arrêter les mensonges sur les recrutements d’enseignant·es contractuel·les et d’augmenter de manière conséquente les places au concours 2021 de Professeurs des écoles (au plus bas depuis 2013).
C’est entre autres à cette condition que l’Ecole pourra retrouver une situation convenable qui lui permettra de jouer son rôle impérieux de service public, bien commun pour la réussite de toutes et tous les élèves.

Valence, le 7 mai 2021

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