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CTSD régulation du 17 06 2021

Des fermetures et ouvertures sèches

jeudi 17 juin 2021

Principal point à l’ordre du jour, la régulation de la carte scolaire, c’est à dire l’étude des dernières mesures d’ouvertures/fermetures avant les congés d’été.

Le SNES-FSU 26 fait lecture de sa déclaration liminaire.

Le SNUipp-FSU 26 fait lecture de sa déclaration liminaire.

1. Sur la carte scolaire

Au final, très peu de situations ont obtenu gain de cause pour les ouvertures et deux fermetures de classes ont été actées par l’IA-DASEN malgré nos interventions.

Fermetures :
- Maternelle Montchorel à Romans (REP)
- Maternelle Germain Fraisse à Bourg-lès-Valence
- Élémentaire Montaigne à Valence

Ouvertures :
- Élémentaire Le Chatelard à Chateauneuf-sur-Isère (+0,17 ETP direction)
- Maternelle La Garde Adhémar
- Primaire La Baume de Transit (réserve à l’ouverture confirmée ; +0,25 ETP direction))
- Primaire Boulc (ouverture à titre "provisoire")

Autres mesures :
- Élémentaire Ferdinand Buisson à Valence : +0,17 ETP direction
- Cliousclat : +0,25 ETP direction

Le SNUipp-FSU a porté les demandes de plusieurs écoles qui demandaient l’annulation de la fermeture de classe décidée au CTSD de février (remontée d’effectifs depuis) ainsi que celles qui (re)demandaient une ouverture. Dans le cadre contraint de la dotation en poste nulle (0) pour la Drôme à la rentrée 2021, le DASEN s’y est refusé...

2. Sur le remplacement

La présentation de la CDR (cellule départementale du remplacement) qui sera mise ne place à la rentrée 2021 a été faite. L’administration promet que cette nouvelle gestion centralisée des TR va améliorer le remplacement.

On se demande d’ailleurs ce qu’il y a à améliorer, puisque lorsque le SNUipp-FSU demande l’état du remplacement, la DSDEN répond (un peu à côté) en janvier que les cours sont assurés à 98% (!), et en juin, pour tout bilan de fin d’année et malgré la demande du SNUipp-FSU, il faut se contenter d’un satisfecit général sans aucune donnée chiffrée !

Bref, concrètement, tous les matins, les collègues absents ou les écoles préviendront la secrétaire de circonscription. Celle-ci renseignera un tableau des besoins sur l’ensemble de la circonscription et le transmettra à la cellule de gestion centralisée (3 personnes) qui décidera des remplacements prioritaires et affectera les TR. Les secrétaires de circonscription n’auront donc plus la main.

L’administration se veut rassurante, « cela ne changera rien pour les TR ». Dans les faits nous craignons :
- que les TR soient prévenu·es tardivement (après 9h)
- qu’ils/elles soient rappelé·es en cours de trajet pour finalement aller sur un autre remplacement (prioritaire et dans une autre circo)
- que les TR soient nommé·es plus fréquemment en dehors de leur circonscription en fonction des « urgences » avec une augmentation importante du temps de trajet.
- que les élèves soient plus longtemps répartis dans les autres classes qu’auparavant
- que la proximité avec les secrétaires de circonscription, qui jusque-là essayaient de prendre en compte les besoins des remplaçants, soit perdue.

Le SNUipp-FSU 26 s’est renseigné auprès de l’Isère et de la Haute Savoie où ce système est déjà mis en place et ceux-ci confirment que nos inquiétudes sont justifiées !

Nous serons très vigilants en septembre sur ce nouveau fonctionnement. D’ores et déjà nous appelons les enseignant·es, TR ou non, à faire remonter dès la rentrée les problèmes qui ne manqueront pas de se poser.

Sur le bilan des IVS

L’an dernier, les quatre postes supplémentaires attribués à la Drôme ont été absorbés par le dispositif IVS (Inclusion Vie Scolaire). Quatre personnels enseignants ont répondu à un appel à candidature pour occuper ces postes. La mission des personnels consiste globalement à intervenir dans les écoles auprès des personnels qui rencontrent (mission "curative") et/ou risquent de rencontrer (mission "préventive") des difficultés dans l’accueil d’EBEP (Elève à Besoin Éducatif Particulier).

L’IENA indique que 119 écoles ont pu bénéficier d’un accompagnement (pouvant prendre différentes formes au cas par cas) et que le retour du terrain est très positif. Ces accompagnement auraient permis d’éviter des situations explosives et des arrêts maladies chez les personnels.

Le SNUipp-FSU 26 ne remet pas en cause la compétences des personnels, ni l’intérêt que peut avoir un tel dispositif pour en effet, venir aider les personnels. Toutefois, il constate que cette démarche devrait venir en complément d’une politique qui se donne les moyens d’une inclusion réussie. Or, ce n’est pas le cas. Tout au long de l’année, les représentants de personnels rencontrent des collègues qui leur font remonter des situations où les moyens de l’inclusion ne sont clairement pas assurés.

Le SNUipp-FSU constate par ailleurs  :
- que la formation des enseignants spécialisés à fondu comme neige au soleil depuis des années,
- que les IME/ITEP voient leurs moyens se diluer toujours plus,
- que les places en ULIS manquent toujours à plusieurs endroits du département,
- que les AESH restent sous payés et sous formés
- et qu’enfin la formation continue dispensée en direction des enseignants se limite trop souvent à leur "faire avaler la pilule de l’inclusion sans moyen".

Bref, pour le SNUipp-FSU, la logique du "pompier pyromane" est à l’œuvre puisque l’Administration, dans sa logique d’économie, place les personnels dans des situations intenables, puis met en place un dispositif pour aider ces mêmes personnels.

L’IENA précise que le dispositif sera reconduit l’an prochain.

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