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Hommage à Samuel Paty : la position du SNUipp-FSU 26

mercredi 13 octobre 2021


SUR LA FORME


Le SNUipp-FSU rappelle la spécificité du public du premier degré et précise qu’il n’est pas possible de réaliser avec de jeunes enfants une commémoration. L’an dernier, l’imposition de la minute de silence dans certaines écoles avec toutes les tranches d’âge était une erreur.

Pour le SNUipp-FSU le libre choix doit être donné aux enseignant·es pour organiser ce moment qui ne doit pas être imposer dans toutes les classes.

En réponse au SNUipp-FSU, la DGESCO a assuré que ce temps n’aurait pas de forme contrainte, qu’il serait laissé à la main des équipes et qu’il n’y aurait aucune tonalité injonctive. Pour le premier degré, il ne pourrait se mettre en place qu’à partir du cycle 3.

Au vu du courrier du ministre au recteur, il faut donc s’en tenir à la phrase :

« Les écoles et les établissements pourront organiser un temps de recueillement en mémoire de Samuel Paty, et consacrer une heure de cours du vendredi 15 octobre 2021 à un temps d’échanges, dont le contenu sera laissé au choix des équipes en fonction de leurs situations respectives et en tenant compte notamment de l’âge des élèves. »

C’est bien ce texte qui fait référence et aucune injonction d’IEN ne pourra donc déborder de ce cadre.


SUR LE FOND


Vendredi aura lieu dans l’Éducation Nationale des commémorations sous diverses formes en hommage à Samuel Paty assassiné il y a un an le 16 octobre 2020. A cette occasion, le SNUipp-FSU 26 souhaite communiquer en ces termes :

"Il y a un an, le vendredi 16 octobre, veille des vacances d’automne, la France sombrait à nouveau dans l’effroi. Aux abords d’un établissement scolaire de la région parisienne, un enseignant, notre collègue, Samuel Paty était assassiné par un jeune islamiste fanatisé parce qu’il faisait son métier. Le cœur de l’École était attaqué dans ses missions d’apprentissage et d’émancipation.

L’École est le lieu de la construction de la liberté de conscience et de la formation d’esprits éclairés par la pratique du débat. Attaquer un professeur, c’est attaquer un pilier de notre démocratie et de notre République. La communauté éducative va rendre un hommage digne à Samuel Paty, elle va faire vivre sa mémoire au quotidien, sur la durée, sous des formes variées construites par les équipes pédagogiques qui ne peuvent se résumer à une minute de silence, au-delà du cadre national du 15 octobre. Le pays doit aussi rendre hommage à Samuel Paty, chacune et chacun doit aussi avoir une pensée et se rappeler de sa mémoire.

L’hommage ne doit en aucun cas être instrumentalisé : la communauté éducative reste meurtrie par cet assassinat. Les paroles, postures ou stratégies qui se serviraient de ce drame seraient indignes. Samuel Paty a payé de sa vie son engagement professionnel, incontestable, pour transmettre ce principe qui rassembla déjà dans l’unité des millions de Français et de citoyens du monde après les tragiques attentats de 2015, la liberté d’expression. C’est pourquoi, dans les écoles, collèges et lycées, les collègues construisent des hommages différenciés afin qu’ils soient les plus dignes possibles et adaptés aux âges différents des élèves, contrairement à l’hommage tronqué de novembre 2020.

Personne n’avait imaginé possible qu’un enseignant puisse être assassiné. Samuel Paty, faut-il le rappeler, n’avait commis aucune faute. Les enseignants, plus que jamais, ont besoin de la reconnaissance et du soutien sans faille et immédiat de leur institution dans l’exercice de leur métier, dont les enjeux dépassent le cadre de la classe. " (Extrait du communiqué de la FSU des Vosges)

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